‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 184 sur 289 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

une ou deux autres déesses d'entre les Titanides *, pour compléter le nombre des statues détruites ; on arriverait ainsi à celles qui subsistent encore. Mais il est temps de dire un mot de l'ensemble de la composition tel qu*on peut se le représenter, tant par les débris que nous possédons que par les conjectures les plus plausibles.

Cette scène était divisée en trois parties, séparées entre elles par les figures encore subsistantes d'Iris et de la Victoire. Il n'y a point de doute sur la place qu'occupait la statue d'Iris dans le fronton oriental, cette place étant marquée dans le dessin de Carrey. Pour la Victoire, déjà tombée lors du voyage du marquis de Nointel, et dont le torse, aujourd'hui à Londres, a été ramassé par lord Elgin sur le plan inférieur du fronton, elle devait former le pendant de l'Iris. Ces deux divinités étaient posées et la limite de l'Olympe, représenté par la partie centrale de la composition, et de là s'avançaient vers les parties inférieures du monde, auxquelles elles allaient annoncer la naissance de la fille de Jupiter. Une expression non douteuse de mouvement qu'on remarque dans le Torse du Musée britannique, et les trous, visibles dans le marbre où les ailes étaient scellées, ne laissent aucune incertitude, ni sur le nom à attribuer à la statue qui faisait pendant à l'Iris, ni sur le rôle qu'elle remplissait et qui était en correspondance parfaite avec celui de la figure à laquelle on abonné le nom de la messagère des dieux 2.

i. Telles que Latone, Euryphaëssa, qu'on trouve dans les Poésies homériqiœs.

2. Ces deux figures sont les seules, dans tout ce qui nous reste

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