Ch. X
2. Le Soleil et la Lune étaient frère et sœur, enfants d'Hypérion et d'Euryphaëssa, suivant la mythologie d'Homère. On trouve un hymne au Soleil (l'hymne xxi) et un hymne à la Lune (l'hymne XXII ) dans les Poésies homériqîies.
conjecturer que Tartiste avait choisi le moment où. Minerve dépouillant ses armes, l'admiration pour sa beauté succédait chez les Olympiens à la terreur qu'avait fait naître sa présence inattendue *. Cependant Iris et la Victoire annonçaient aux deux régions inférieures la venue au monde de Minerve. Le message d'Iris était bienveillant et semblait appeler à la déesse le groupe des divinités telluriques, déesses de la paix et de Tordre social, bienfaisantes et civilisatrices. Ce groupe paraissait s*élever avec le Soleil, qui montait sur Tborizon en répandant sa lumière; il signifiait ce qui venait. Différent était le message de la Victoire adressé aux divinités marines, symboles des passions tumultueuses, brutales ou lascives, dans un état social inconsistant. Elles s'en vont, chassées par la présence de la fille de Jupiter, avec la Lune qui descend du ciel sous l'horizon, emportant avec elles les pratiques superstitieuses et les voluptés perfides de l'ère barbare, personnifiées dans Circé la magicienne. Le triomphe de la fille de Jupiter commence dès sa naissance.
Il me reste à parler des statues du fronton oriental au point de vue de l'art et de la conservation. La première qui se présente, en commençant par le côté qui est à la gauche du spectateur placé en face du fronton, c'est Idv figure du Soleil, mal à propos nommée Hypérion, car il s'agit ici du fils et non du père. L'artiste n'avait représenté que la partie supérieure, c'est-à-dire les épaules, la tête et les deux bras employés à retenir les coursiers