DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE III. %t
Perse, rOcéanide, qui tient dans ses bras la magicienne Circé, représentée par la figure couchée dont la pose voluptueuse est si pleine de séductions. Ce souvenir emprunté à l'Odyssée * ne semblera pas messéant dans une composition tout entière inspirée par le génie d'Homère. On remarquera que, de même que la figure de Bacchus, à l'autre angle du fronton , se trouve en rapport avec le Soleil, celle de Circé, si l'on veut adopter ce nom pour la statue correspondante, est en rapport avec la Lune, ce qui convient à la déesse des enchantements. Je vois la Lune, et non pas la Nuit, comme oh l'a voulu, dans la figure dont le torse a été retrouvé au pied de l'Acropole^ et dont le char descendant occupait l'angle du fronton opposé à celui où apparaissait en s'élevant le char du Soleil «.
La composition figurée par Phidias dans le fronton oriental du Parthénon représentait donc, suivant moi, l'émotion produite par la naissance de Minerve dans les trois régions du monde : l'Olympe, la Terre et la Mer. C'est le début d'un ordre nouveau, représenté d'urié manière symbolique et plastictiife à k fois. La déesse de la civilisation athénienne, pure fille de l'esprit, apparaît tout à coup au milieu des anciennes divinités qu'elle vient remplacer. L'impresôion produite par cette apparition sur les habitants de T Olympe était représentée dans la partie de là scènd qui nous manque. On peut