Acrop. d'Ath., t. II, p
récartôtnént des genoux» Derrière TAmphitrite apparaît \h êeconde figure dont le bras^ aujourd'hui brisé, mais qu'on retrouve dans le dessin de Carrey, venait autrefois poser son coude sur le genou droit de la première. Ce bras nu, élevé, remplissait l'intervalle entre les deux premières statues , et, appelant le regard, le conduisait aux contours charmants des bustes habilement rapprochés des deux femmes dont l'une soutient l'autre dans ses bras, c'est-à-dire de Perse et de Circé. L'épaule découverte de Circé, la femme couchée, sortant du milieu des draperies, attirait d'abord l'œil qui, après s'être enivré de sa beauté, ne la quittait que pour suivre avec amour les lignes onduleuses des draperies sur le corps affaissé qu'elles recouvrent. Toutes les parties de cet admirable groupe se disposaient ainsi pour le meilleur effet. Il est à remarquer que les jambes des deux figures assises, à l'exception de la jambe gauche de l' Amphitrite, sont ramenées par elles sous leurs corps, ce qui fait pencher en avant tout le groupe ; il devait paraître venir audevant du spectateur qui regardait d*en bas. Grâce à cette disposition, l'œil arrivait sans rencontrer d'obstacle jusqu'aux parties supérieures des figures, et la beauté de la proportion était conservée. Quant à la jambe avancée de la première figure, dont le pied dépassait la ligne de la corniche, elle donnait par cette position un point d'appui à tout le groupe dont le poids portait sur elle. Elle n'affermissait pas seulement le corps auquel elle appartenait dans son attitude inclinée ; mais , au moyen de ce bras appuyé sur elle dont je parlais tout à l'heure, elle soutenait la figure voisine à laquelle sa pose penchée et