‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 198 sur 289 · DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE III

ses jambes repliées qui fléchissaient sous le poids de la troisième figure rendaient ce point d'appui nécessaire. Par cette combinaison, qui donnait satisfaction aux lois de la statique, la variété était introduite dans cette partie de la composition, et les lignes en devenaient harmonieuses. Le bras avancé de Perse appelait l'attention sur cette figure qui se trouvait placée un peu en arrière, et qui eût sans doute paru trop sacrifiée si l'artiste n'avait eu soin d'en amener au premier plan cette partie comme pour inviter à chercher le reste.

L'étude que j'ai faite des figures d'Iris et des divinités éleusiniennes m'a' conduit également à reconnaître avec M. Beulé qu'une préoccupation toute particulière des lois de la perspective avait présidé à la composition du fronton oriental. Je reviendrai sur ce sujet et sur les conséquences que M. Beulé a cru pouvoir en tirer après que j'aurai décrit les statues du fronton occidental, dans lesquelles la même intention ne se fait pas reconnaître. L'art admirable qui se révèle dans toutes les parties de ce fronton oriental, la beauté de la conception, le groupement des figures, la grandeur du style, la perfection de l'exécution dans les parties les mieux conservées, toutes les qualités que j'ai signalées et toutes celles qu'il est plus aisé de sentir que de faire comprendre, tout concourt à faiï'e de cet ouvrage le plus beau qui existe en sculpture; tout semble se réunir pour proclamer le nom de Phidias comme celui de l'homme qui a non-seulement conçu et ordonné cette merveilleuse composition, mais qui lui-même y a mis la main; tout invite à imposer à cette œuvre souveraine le nom de l'artiste souverain «

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