‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 20 sur 289 · VII · texte numérisé non relu

VII

2. ic Simulacrum dead non eflSgie humana; continuas orbis latiore initie tenuem in ambitum, metas modo, exsurgens; et ratio in obscuro » {HisL^t II, 3). La statue d'Hercule à Hyette en Béotie était une simple pierre brute (Pausan., >X, SA); celle de Jupiter à Tégée, une pierre triangulaire (Pausan., VIII, û8). Ces pierres ont pu être des aérolitlies, auxquelles on sait que les anciens rendaient un culte (Pline, Nat.HUL, II, 59).

la figure humaine ; d'autres, et cette opinion paraît avoir été celle des Grecs eux-mêmes, admettent que des colons égyptiens et phéniciens ont apporté la sculpture en Grèce avec les divinités grecques et avec leurs sinrîulacres. Ainsi des cultes et des statues auraient été apportés à Lindes, ville de l'île de Rhodes, par Danaùs *; à Athènes, par Cecrops ^; h Thèbes, par Cadmus ^. Ces traditions de colonies égyptiennes et phéniciennes en Grèce ont été rejetées comme fausses ou du moins douteuses par quelques critiques modernes. Je n'ai pas à entrer ici dans la discussion à laquelle elles ont donné lieu, principalement en Allemagne^. La question ne touche, d'ailleurs, en rien à la véritable originalité de l'art grec. Que le mystérieux sanctuaire d'un culte antique et d'un art religieux ait laissé parfois s'entr'ouvrir le voile d'Isis et . s'échapper de dessous ses plis des missionnaires porteurs de dogmes et de simulacres; que ces aventuriers en quête d'une patrie nouvelle, longtemps errants sur leurs navires, jetés un jour par quelque tempête sur les côtes de la Grèce, aient réussi à faire adopter par un peuple encore à demi barbare leur religion et ses symboles figurés, il n'y a là rien sans doute d'impossible ni même d'invraisemblable. Mais quand on admettrait, sur la foi des historiens grecs, ces traditions

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