DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV
tune et celle de Thétis*, que pour contre-balancer de ce côté de la reine l'effet des chevaux et du char qui sont de l'autre côté. On peut remarquer, d'ailleurs, dans le dessin, une correspondance assez frappante entre la pose et le mouvement des deux figures d'Amphitrite et de la Victoire Aptère qui semblerait indiquer une occupation analogue. Mais il est difficile de trouver, dans l'espace laissé vacant par Carrey, la place des chevaux que suppose M. Cockerell. Tout ce qu'on pourrait accorder, c'est que la déesse de la Méditerranée était traînée par des animaux marins dont le dauphin, qu'on voit encore à ses pieds dans le dessin de Carrey, était un dernier vestige.
Vient ensuite une figure de Latone avec ses deux enfants, Diane et Apollon. « Phidias, dit Mûller, l'a placée « là parce qu'Apollon se montre souvent, dans les my- « thés, le compagnon et l'ami de Neptune. Le siège de « la déesse est baigné par les flots, sans doute parce « que cette pierre sur laquelle elle est assise représente « l'île de Délos. Dans la femme qui suit, sur les genoux « de laquelle est une jeune fille presque nue, on peut « voir ou Gères avec Proserpine, ou Dioné avec Vénus. « Je préfère ces derniers noms, parce que la nudité « presque complète du corps convient mieux à Vénus, ce qui était aussi honorée parmi les divinités de la mer 2. » Mûller donne ensuite le nom de Cérès à une figure de femme drapée, et pense que l'espace vide qui vient
1. Voyez sur ce vide ce que dit 0. Mûller. (De Phid. vit. et op. p. 92.)