DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV. U
avaient déjà disparu. On croit que la tête de Thomme, qui était âgé et barbu, a été enlevée vers 1803 ^. Quant à la tête de femme, M. Fauvel^ ancien consul de France à Athènes, prétendait la posséder; mais on doute que cette tête, dans laquelle M. Fauvel avait remarqué des trous qui devaient avoir servi à fixer un diadème, fût réellement celle de la statue dont il s'agit 2. Les moulages- de ces deux statues existent à l'école des Beaux- Arts. Cécrops est assis ; ses jambes, qu'une draperie recouvre, sont repliées. Appuyé sur un bras, il soutient de l'autre sa fille agenouillée auprès de lui et dont le bras caressant s'appuie sur l'épaule paternelle. M. Beulé, qui a pu voir le groupe lui-même, vante la beauté et la conservation du dos nerveux du vieillard et du bras de la jeune femme. On comprend que la partie qui se trouvait contre le mur du fronton ait été mieux protégée, et par là mieux préservée que les autres des intempéries de l'air.
Après la prise d'Athènes par les Vénitiens, en 1687, le capitan général Morosini tenta d'enlever le groupe central du fronton de l'opisthodome, c'est-à-dire Neptune, Minerve avec son char, Erichthonius et la Victoire ; mais l'opération fut conduite avec tant de maladresse que les statues tombèrent et se brisèrent sur le rocher de l'Acropole ^. Il ne reste de ces figures que des fragments parmi lesquels, pour des raisons que je dirai