‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 210 sur 289 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Athènes aux xv«, xvi* et xvii* siècles, par M. de Laborde, t. lî, p. 22/i.

tout à l'heure, je ne range pas le torse qu'on a pris, à tort je le crois, pour le torse de la Victoire Aptère. On possède à Londres un morceau du Neptune, d'une puissance et d'une perfection d'exécution admirables; il représente les épaules et le haut de la poitrine. Cette poitrine du dieu des mers rappelle que cette partie était chez ce dieu d'une beauté caractéristique; ainsi, du moins, l'affirmaient les poètes; Homère donne à Agamemnon la tête et les yeux de Jupiter^ la ceinture de Mars et la poitrine de Neptune *. Ce fragment donne une haute idée de la beauté de la statue que les premiers voyageurs, sans doute à cause de la majesté qui s'y révélait, avaient prise pour une figure de Jupiter. Quatremère de Quincy a été le premier à y reconnaître Neptune. Le Neptune du Parthénon avait, d'après le calcul de Viscontî^, environ douze pieds anglais de hauteur. C'est ce même Neptune, qui, après la chute des statues dont Morosini avait voulu dépouiller le Parthénon, demeura longtemps les jambes en l'air, à demi enterré dans la masse des décombres, et dont les Turcs, scandalisés de l'indécence de cette posture , rompirent les jambes pour en faire de la chaux *.

De la Minerve on a deux fragments. Le fragment drapé, qui est un morceau du torse, est remarquable par les trous creusés pour fixer les serpents de bronze qui

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