‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 22 sur 289 · Pausan., III · texte numérisé non relu

Pausan., III

7. Voy., sur Thistoire de l'ancienne école de Samos, 0. Mûller {Marmel^ % 60). Comp. SiUig (Calàlogm artificum, p. 407, /i35, /i39, aux mots Rhœcus, Telecles, Theodorus) ; Thiersch, Ueber die Epochen der bildenden kunst unter den Griechen.

{xoXkTiOK;) à Glaucus de Chîos-*. De Samos, l'art de fondre l'airain et de le couler en statues passa à Égine, par les relations commerciales qui existaient entre ces deux îles : on connaît la célébrité du bronze d'Égine. A partir de l'invention de Rhœcus de Samos, et même après que Dipène et Scyllis se furent rendus célèbres par l'art de sculpter le marbre, le bronze resta encore longtemps la matière la plus ordinaire de la statuaire. Les maîtres éginètes étaient des maîtres fondeurs. Ce fut en bronze que l'Athénien Cal amis exécuta ses quadriges si célèbres. Polyclète, dans les plus beaux temps de Tart, préférait pour ses statues le bronze au marbre , et aucune autre matière n'aurait pu convenir aux colosses de Lysippe. Néanmoins le bois, cette matière primitive de la sculpture, ne cessa pas d'être en usage. Dans les statues dites acrolithes^^ dont il y avait en Grèce un certain nombre, le corps était de bois, la tête, les pieds et les mains étaient de marbre. On retrouve encore le bois dans la charpente intérieure des colosses de la statuaire chryséléphantine. Après avoir taillé en figure humaine l'antique tronc d'arbre, on en vint à rincruster d'ivoire, puis à le revêtir d'or par place, jusqu'à ce qu'enfin il disparut sous un splendide vêtement d'or, d'ivoire et de pierreries ^.

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