‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 224 sur 289 · DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE V

sujets en sont tirés des anciennes traditions religieuses de l'Attique. Les 17% 18% 19% 20*^ et 21* métopes avaient, tout semble l'indiquer, rapport à l'établissement à Athènes du culte de Minerve et des rites religieux qui s'y rattachent. Les autres, c'est-à-dire la 13% qui commence la série, la l/i.% la 15" et la 16*, nous offrent des faits de la civilisation primitive. Dans l'une d'elles, Cérès, de grande et divine taille, enseigne à Triptolème l'art de semer le blé; dans une autre. Pandore, rÈve mythologique, vient d'ouvrir la boîte fatale en présence d'Épiméthée, et celui-ci recule épouvanté à la vue des maux qui s'en échappent.

Les métopes de Londres représentent toutes des combats d'homnîes et de Centaures. Ce sont des duels corps à corps et sans autres armes que celles qui ont été données par la nature aux lutteurs. Quelquefois une amphore est brandie par un des deux adversaires sur la tête de l'autre^, car la querelle a pris commencement dans un banquet, ou bien la même amphore se retrouve gisante à teiTe sous le corps d'un combattant à demi renversé 2. Là c'est le Centaure qui l'emporte*; ici le Lapithe, ou plutôt l'Athénien , a l'avantage ^. D'autres représentent la lutte encore indécise. Dans la métope qui porte le numéro 10, un Athénien repousse du bras et du pied un Centaure qui s'apprêtait à lui lancer, de ses deux niains élevées au-dessus de la tête, une pierre ou tout autre

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