‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 239 sur 289 · DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI

Ceux qui ne connaitraiènt pas la frise du Parthénon ne sauraient se faire une idée de la variété que le sculpteur a introduite dans ces représentations de chevaux et de chars qui pouvaient si aisément paraître monotones. La vie, le mouvement, la beauté de cette marche d'hommes et de chevaux frappent les yeux les plus inexpérimentés. Ces chars conduits par des femmes, précédant les cavaliers dans l'ordre processionnel , font l'effet le plus heureux. S'il est vrai que ni quadriges ni biges n'ont pu rouler sur le sommet de l'Acropole , l'inspiration qui les a fait suppléer par l'artiste doit être loqée, car il faut avouer qu'ils contribuent grandement à enrichir et à diversifier le spectacle.

En avant des quadriges marchait, sur la face nord, un chœur d'hommes jeunes et vieux *, précédés par des joueurs de lyre et par des joueurs de flûte 2. C'étaient probablement les vainqueurs des combats de musique institués par Périclès en l'honneur de Minerve. Plus en avant étaient les Ascophores ou porteurs d'outrés de cuir *. Ces ascophores étaient probablement des métèques ^ ou étrangers domiciliés à Athènes, à qui Ton faisait une obligation de paraître ainsi dans la procession des Panathénées. Plus en avant étaient les porteurs de vans pris parmi ces métèques^. Dans la partie de la frisa la plus

26-31 pour le côté nord. Trois fragments font partie du musée du Parthénon. Pour ce qui manque, voir les dessins de Carrey.

1. Peut-être ils chantaient les poèmes d'Homère. C'est Topinion de Fauteur d'Anacharsis, t. II, p. /i31.

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