‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 238 sur 289 · Loc. cit · texte numérisé non relu

Loc. cit

U. Bas-reliefs du Parthénon, etc., p. 12.

5. Voyez ses observations dans V Acropole d* Athènes, t. ïl, jp. lui , et plus loin, p. 155 et suiv.

par Phidias, des fêtes et des cérémonies célébrées en l'honneur de Minerve? N'y faut-il pas voir une sorte de représentation populaire, composée de façon à offrir aux yeux des Athéniens , dans un spectacle religieux et théâtr^al , tout ce qui, des mystères et du culte de Minerve, pouvait être révélé aux profanes? S'il en était ainsi, Phidias n'a eu qu'à reproduire et à fixer dans le marbre ce que le génie athénien avait déjà mis en action devant lui. Sans doute, il a pu et dû profiter de la liberté de l'art pour rendre son sujet plus poétique et plus idéal , soit par l'omission de certains détails, soit par l'addition de certains autres. Ainsi , pour ce qui regarde les chars , il se peut que Phidias les ait représentés, bien qu'absents en réalité de la cérémonie * ; mais il est très-vraisemblable que les vainqueurs de V Hippodromie, qui formait une partie importante des fêtes de Minerve, occupaient, en effet, une place d'honneur dans le cortège, du péplos , et qu'ils y étaient accompagnés de femmes qui jouaient le rôle de Victoires, afin de rappeler, par une allégorie aisément saisissable^ les luttes des jours précédents. D'autres remarques que nous aurons l'occasion de faire nous aideront à comprendre le véritable caractère de la pompe panathénaïque et la nature de la reproduction qui en a été faite par Phidias ^.

1. Ils pouvaient être laissés au bas de TAcropoIe, après avoir traversé une partie de la ville, comme on faisait pour le vaisseau des Panathénées, lequel n'allait pas plus loin dans la marche que le temple d'Apollon Pythien. (Barthélémy, Anacfiarsis, t. II, p. Zi33, édit. 18210

2. Les fragments qui. restent des quadriges du Parthénon se trouvent à Londres sous les n°« 78-82 pour le côté sud de la frise,

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