DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VIII
tantôt de l'art atiique identifié par lui avec le style dédalique ^. On possède quelques monuments de cet ancien style attique; telles sont les deux Minerves qui sont encore aujour(i'hui dans T Acropole d'Athènes, dans lesquelles on a cru voir des copies bien postérieures de l'antique Minerve d'Endœus^, et le bas-relief trouvé à Valanidéza qui représente un soldat athénien *• Mais leur date est incertaine et ne saurait nous fournir de lumières sur ce qu'était l'art attique dans les temps voisins de Phidias. Pour trouver des ouvrages d'une date approximativement certaine, il faut arriver jusqu'à une époque déjà contemporaine du grand maître athénien, jusqu'à la 79* olympiade, époque où se construisait le temple de Thésée et où l'on dut l'orner des sculptures qui nous ont été conservées ^.
La comparaison des sculptures du Théséion avec les marbres du Parthénon et avec les statues d'Égine peut sans doute nous servir à reconnaître le caractère particulier de l'art athénien au temps qui suit les guerres persiques et la nature du progrès opéré par Phidias. Il me semble que le génie de la sculpture athénienne se montre assez bien déjà dans ces sculptures du Théséion, faites au temps de la jeunesse de Phidias. Le style de ces sculptures est franc, libre et hardi. Si Ton n'y trouve pas encore la beauté qui ne fleurira que dans les œuvres de