‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 275 sur 289 · Beulé, Acrop, d'Ath., t. II, p. 21Zi · texte numérisé non relu

Beulé, Acrop, d'Ath., t. II, p. 21Zi

3. Voy. Rangabé, Antiquités helléniques, Athènes, 18Zi2, 1. 1, p. 18. Ix. Le Théséion fut commencé sous Cimon, la 4* année de la

77« olympiade. (0. Mûller, Man. d'Arch., % 102, r. 2.)

Phidias, on y trouve déjà la liberté, la vie, et je ne sais quoi de grandiose dans le style, qui annonce ]*approche d'une grande époque de l'art. On sent qu'un souffle a passé sur la Grèce et Ta animée d'un esprit nouveau depuis l'époque inconnue, mais qui ne peut néanmoins être très-éloignée, où un artiste du nom d'Aristoclès^ sculptait sur la colonne trouvée à Valanidéza le portrait du soldat Aristion. La rigidité, l'affectation, l'élégance puérile, qui sont les traits distinctifs du style archaïque, ont fait Dlace à un style rude encore sans doute, mais empreint d'un grand sentiment de vie et de vérité. Ces qualités nouvelles deviennent encore plus frappantes quand on compare les sculptures du temple de Thésée aux marbres d'Égine.

J'ai dit dans un autre chapitre comment un grand mouvement des arts était né en Grèce du développement de l'esprit qui avait suivi les guerres persiques. L'élan fut général sans doute; mais il ne produisit nulle part d'aussi grands et d'aussi brillants résultats qu'à Athènes. La nouvelle puissance de cette ville ; le rang qu'elle occupa depuis ce moment parmi les cités de la Grèce ; le grand nombre d'artistes qui, en affluant de toutes parts dans ses murailles à peine rebâties, la firent hériter, pour ainsi dire, de toute l'expérience acquise jusque-là dans les diverses écoles ; la nécessité heureuse de relever les monuments religieux et civils détruits par les barbares : toutes ces causes, jointes à l'esprit particulier des Athé-

i. Peut-être le frère de Canachus, qui florissait comme lui entre la 65* et la 73' olympiade. L'ouvrage d'Aristoclès est conservé aujourd'hui dans le Théséion.

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