Ibid., II
quelque exploit athlétique ou quelque scène de la vie familière, tels q\x' Hercule tuant VAydreou^ les Joueurs d'osselets. Lysippe, le maître de l'école de Sicyone, et qui s'oppose à Praxitèle comme représentant de Tart dorien de la même manière que Polyclète à Phidias, fixa le type d'un Hercule athlétique et fit en bronze des colosses célèbres. Élève du Doryphore, ainsi qu'il le disait luimôme ^, il avait adopté pour ses statues le système des proportions de Polyclète modifié par Euphranor, artiste né dans l'isthme, et qui fut aussi l'un des maîtres de l'art dorien \ On croit avoir, dans les fameuses statues de Monte-Cavallo, des copies d'originauK de Lysippe. Suivant Quatremère de Quincy, ces statues pèchent par une roideur méthodique dans la représentation des formes musculaires, et, pour me servir de l'expression même du critique, par quelque chose de tropécrit^*
D'après ce que j'ai dit de l'art athénien, on doit penser que sa prospérité se liait à la grandeur d'Athènes et qu'une puissante vie politique pouvait seule fournir un aliment, ouvrir une carrière à son activité. Ainsi l'époque de Périclès fut son époque la plus féconde et la plus brillante, et on le vit décliner avec la puissance d'Athènes, puis mouriî* avec les derniers efi'orts de son indépendance