‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 36 sur 289 · PREMIÈRE PARTIE. -- CHAPITRE L · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. -- CHAPITRE L

et de réunir, pour ainsi dire, autour de cette œuvre au berceau, le conseil entier des Muses.

On nomme deux maîtres de Phidias. L*un, Hippias, solument inconnu d'ailleure , n'est cité que par Dion Chrysostome : aussi a-t-on proposé de lire Hégias au lieu de Hippias dans le texte de cet écrivain^. Hégias était un des maîtres athéniens de la 75' olympiade; la supposition qu'il a pu donner des leçons à Phidias s'offre d'elle-même, et la ressendblanee des deux noms grecs a pu faire naître aisément une de ces erreurs de copiste si fréquentes dans les anciens manuscrits. L'autre maître de Phidias, appelé Géladas par Suidas, Éladas par le scholiaste d'Aristophane, est évidemment Âgéladas, l'Ârgien, que nous savons avoir été aussi le maître de Polyclète et de Myron, ces deux rivaux de Phidias *. Plusieurs ouvrages célèbres ont été attribués à Agéladas. Tels sont : une statue d'Anochus de Tarente consacrée dans l'Altis, à la 65® olympiade * ; une autre, de Timasithée de Delphes* ; un char de bronze destiné à rappeler une victoire remportée par un Cléosthène d'Épidamne ^ ; un groupe des trois Muses fait en . collaboration avec Canachus et Aristoclès, son frère, et célébré dans une épigramme de l'Anthologie ^; un Jupiter enfant et un Hercule sans barbe

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