‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 38 sur 289 · PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE I

à-dire la 3* année de la 87' olympiade (&30 ans avant J.-C), la difSculté devient plus grande» et il faut, ou admettre qu'un vieillard de cent-dix ans a pu faire ce dernier ouvrage, ou en contester Tattribution à l'auteur de la statue d'Anochus. C'est pour cette raison que Sillig et Thiersch ^ ont pensé qu'on pouvait admettre deux Agéladas. Le second de ces Agéladas serait, d'après Topinion de Thiersch, le sculpteur du Jupiter Ithomate et de l'Hercule ÀXe^ucaxo;. L'auteur des Époques de l'art lui donne pour patrie Sicyone, en s'appuyant sur un passage d'Amasée, le traducteur latin de Pausanias. Son système a été combattu à la fois par Mûller et par Sillig. Pour celui-ci, les deux Agéladas sont Argiens, et le second le neveu du premier. Cet Agéladas II est le même dont parle Pline 2, et à qui il assigne pour époque la 87^ olympiade, date qui coïncide avec celle que Sillig a cru devoir donner à la consécration de l'Hercule de Mélite. Agéladas l'ancien reste le maître de Phidias dans le système de Sillig aussi bien que dans celui de Thiersch. Pour Émeric David, il ne connaît qu'un seul Agéladas ^ M. de Glarac aussi n'en mentionnequ'un dans son Tableau chronologique des artistes de l'antiquité^.

Avant de dire ici mon sentiment sur la question, il m'en faut poser encore une autre, laquelle n'est pas, selon moi, sans rapport avec la première. Agéladas habitait-il Athènes à Tépoque où Phidias vint étudier

i. Epochen der bildenden Kûnste, p. 159 et suiv., éd. i829.

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