HisL de la sculpi, anL, publiée par Paul Lacroix, p
A. Description des antiques du Musée royo/^ Paris, 1820, p. 375.
l'art à son école où il devait avoir pour condisciples Polyclète et Myron ? Ou bien Phidias est-il allé chercher à'Argos les leçons d'un maître renommé dans toute la Grèce? Avant de répondre à cette question, il n'est pas inutile de remarquer qu'à l'époque dont il s'agit Athènes, au sortir des guerres persiques, dans lesquelles elle avait joué un si grand et si beau rôle, commençait à s'élever au-dessus de toutes les autres villes de la Grèce, tant par la littérature et les arts que par la politique. Sa puissance, qui, au rapport d'Hérodote^, n'avait pas cessé de grandir depuis la chute des Pisistratides et l'avènement de la liberté, avait surtout dû son accroissement à la conduite aussi habile que généreuse et vaillante des Athéniens pendant l'invasion des Barbares. Après les batailles de Marathon et de Salamine l'hégémonie des villes grecques de l'Asie et des îles pour la conduite de la guerre appartint comme de droit à Athènes. Des tributs (çopot) lui furent payés par ces cités alliées. Déposés d'abord dans le temple de Délos, ces tributs y formèrent, sous la garde des Athéniens, un trésor destiné à fournir aux frais de la guerre. A la fin de la77' olympiade, après la première répartition qu'en fit Aristide, ils s'élevaient déjà à la somme considérable pour le temps de 460 talents, ou 2,530,000 fr.de notre monnaie 2. Outre ces tributs, les alliés étaient tenus de fournir des vaisseaux et des hommes au commandement des Athéniens. Mais la politique de Cimon favorisa le
2. Bœckh. Économie politique des Athéniens, L III, ch. xv, traduction française de Laligant. Paris, 1828, t. II, p. 167.