‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 4 sur 289 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

de la terre avec les débris qui semblaient lui avoir été confiés exprès pour cette résurrection ; de l'autre , des monuments déjà connus parurent, soit par le rapprochement avec ceux qu'on venait de découvrir, soit par une nouvelle interprétation des textes anciens, éclairés d'une lumière nouvelle. Vers 1812, une société de voyageurs et d'érudits, partis de divers points de l'Europe pour explorer les ruines de la Grèce, découvrit les marbres d'Égine et ceux de Phigalie. Peu de temps après eut lieu l'acquisition par le gouvernement anglais des marbres du Parthénon ; la discussion à laquelle elle donna lieu changea presque complètement le point de vue sous lequel on avait considéré jusque-là l'art hellénique. L'expédition scientifique de Morée ouvrit la voie à de nouvelles, investigations; les marbres d'Olympie, apportés en France en 1832, avec la permission du président Capo d'Istria, ont pris place au musée du Louvre à côté des fragments sculptés du Parthénon autrefois rapportés par M. de Choiseul. La Grèce, à peine libre, n'avait pas encore appris à se montrer jalouse de ses trésors. Depuis qu'elle jouit de son indépendance, sous un gouvernement national , de nouvelles découvertes sont venues s'ajouter aux anciennes. De ce nombre sont la colonne sculptée trouvée à Valanidéza, qui représente un

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