PRÉFACE. IX
antique pour objet, mais il a, le premier, aperçu le lien qui devait rattacher les unes aux autres les diverses parties de son histoire. « Le premier, dit Schelling *, il eut la pensée de considérer les œuvres de l'art d'après le procédé et les lois que suit la nature dans ses œuvres éternelles, tandis qu'avant et après lui toute création de l'activité humaine était regardée comme l'œuvre d'une volonté arbitraire et sans lois, et traitée conformément à ce principe. Son génie, comme le souffle d'un vent venu des climats plus doux, dissipa les nuages qui nous dérobaient le ciel de Tart de l'antiquité; et si maintenant nous en voyons clairement les astres, c'est à lui que nous le devons. »
Ces astres se sont peu à peu révélés à Tœil de la curiosité passionnée et intelligente. Des découvertes précieuses, faites sur le sol de la Grèce, en même temps qu'elles détruisaient le roman ingénieux de Winckelmann, ont permis de donner à une histoire nouvelle de l'art par les monuments des bases historiques et certaines. D'un côté, des révélations inattendues sortirent du sein
1. Discours sur le rapport des arts du dessin avec la nature j prononcé dans une séance de TAcadémie des sciences de Munich^ en 1807, traduit par M. Bénard.