‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 52 sur 289 · Pline (XXXIV, 19); Sillig (p. 252) ; Mûller (S · texte numérisé non relu

Pline (XXXIV, 19); Sillig (p. 252) ; Mûller (S

terme de sa décroissance et s'admire dans la beauté massive et quasi-bestiale d'un dieu athlète. Mais revenons à Phidias.

La Minerve Lemnienne, ainsi appelée parce qu'elle avait été consacrée dans l'Acropole d'Athènes par les habitants de la ville de Lemnos, passait, au dire de Pausanias , pour le chef-d'œuvre de l'artiste * , probablement parce que Phidias avait sacrifié dans cet ouvrage plus que dans les autres Minerves, à la grâce fémimine. Lucien vante surtout dans cette figure les contours du visage , la délicatesse des joues et la proportion du nez 2. Le nom de Phidias était gravé sur ce palladium. Tout porte à croire que la Minerve Lemnienne était la même statue qu'une Minerve de Phidias dont parle Pline, et qui était d'une beauté si remarquable qu'elle en avait reçu le surnom de la Belle *. Cette Lemnienne était le troisième palladium de Phidias dans la citadelle d'Athènes ; j'ai parlé de celui de Pellène et de celui de Platée; il faut reconnaître également une Minerve dans la statue désignée par Pline sous le-nom de Cliduchus * ou porte-clef, ce qui fait, avec la Minerve Ergané de la citadelle d'Elis, huit Minerve connues de Phidias ; il en faudra compter neuf, si l'on distingue la Lemnienne de celle que Pline nomme la Belle.

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