S(JIT£ DES TRAVAUX DE PHIDIAS
LA MINERVE d'ATHÈNëS.
Plutarque fait des ouvrages exécutés sous Péri clés un éloge bien remarquable et bien propre à en donner une haute idée, lorsqu'il dit que chacun d'eux, à peine achevé, avait déjà par sa beauté le caractère de Tantique , et que cependant ils avaient conservé de son temps (plus de cinq siècles après) toute la fraîcheur et tout réel at de la jeunesse; « tant, dit cet historien, y brille cette fleur de nouveauté qui les garantit des injures du temps ! On dirait qu'ils ont en eux un souffle, un esprit qui les rajeunit sans cesse et qui les empêche de vieillir *. » Ce souffle, c'était le génie des artistes divins qui avaient créé ces chefs-d'œuvre. J'ai déjà dit que Phidias avait été chargé de la direction de tous les travaux. Plutarque le dit en termes formels et nomme en même temps les artistes qui associèrent leurs talents aux siens dans ces célèbres édifices 2. Ce furent, pour le Parthénon, Ictinus et Callicrates; Corèbe, Métagène, Xénoclès, pour le sanctuaire de Cérès Éleusinienne ; Mnésiclès pour