‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 58 sur 289 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

n PHIDIAS.

les Propylées^. Ces hommes étaient alors les premiers dans leur art. Cependant Phidias fut choisi pour être mis à leur tête, et ils acceptèrent son autorité, ce qui prouve combien grande était déjà à cette époque la renommée de cet artiste souverain.

Tout le monde connaît le Parthénon , tant par les descriptions qui en ont été faites si souvent ^ que par les nombreuses gravures où l'on a reproduit cette ruine auguste ; on sait que ce Temple de la Vierge , aussi appelé l'Hécatompédon , était un grand rectangle oblong entouré d'une colonnade et orné d'un double portique élevé au-dessus du sol de l'acropole de trois grands degrés qui régnaient sur toute la circonférence de l'édifice. Le sol de la cella était, de plus, élevé de deux marches plus petites au-dessus du niveau des portiques. Le péristyle, c'est-à-dire la colonnade extérieure, se composait de quarante-six colonnes d'ordre dorique, cannelées et sans bases , dont huit sur chaque façade et dix-sept sur chacun des deux côtés, en comptant deux fois les

i. Voy. sur ces artistes le Catalogue de Sillig. Outre le temple de Minerve à Athènes, Ictinus a construit le temple d'Apollon à Phi> galie, et Strabon lui attribue le temple des initiations à Eleusis, dont Plutarque fait honneur à Corèbe et à Métagène. Mnésiclès était cet esclave de Périclès qui, étant tombé du haut du Parthénon pendant les travaux, fut guéri par la vertu d'une herbe dont Minerve révéla elle-même en songe à Périclès la propriété merveilleuse.

2. Voy. Leake, Topography of Aihens, 2* éd., p. 331 etsuiv. Beulé, V Acropole d'Athènes, t. II, p. 15 etsuiv.; Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Œuvres (Fume, 1829), t. VII, p. 138, etc. On doit à M. Alexis Paccard, architecte, sept dessins qui représentent le Parthénon en 18/i5 et sa restitution. Ces dessins font partie des archives de l'Institut. On les a vus à l'Exposition universelle de 1855.

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