Ibidem
U. Je n'ai pas eu l'occasion d'observer les yeux de la Strix passerina, dans laquelle archéologues et naturalistes s'accordent à retrouver l'oiseau de Minerve ; mais j'ai souvent admiré les teintes singulières dont se colore l'iris de certains oiseaux de nuit et l'étrange lueur qui l'anime. La même chose se remarque dans le lion, le léopard, etc.
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bole *, il en résulte encore que le sens de glaucopis peut être celui d'une flamme pâle brillant dans le regard, ce qui se rapporte assez bien à l'éclat transparent de la matière employée par Phidias pour les yeux de la Minerve chryséléphantine , au témoignage de Platon. Il existe des agates dans lesquelles on peut retrouver un mélange de teintes changeantes, où le jaune domine, et dont l'effet eût pu, ce me semble, être heureux. M. de Luynes, au lieu de cela, a cru devoir choisir une pierre d'un bleu foncé, sans transparence aucune, dont la sombre opacité fait ressembler les prunelles de la Minerve, regardées d'en bas, à deux trous noirs. Cet effet est fâcheux et doublement regrettable au point de vue de l'art et de la fidélité archéologique. Le témoignage de Platon, au sujet d'une statue qu'il devait connaître parfaitement, portait cependant avec soi une incontestable autorité.
L'attitude de la statue et la disposition des accessoires, dans l'œuvre de MM. Simart et de Luynes, ont été empruntées à d'anciennes médailles 2 sur lesquelles il est