‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 84 sur 289 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

U' Semler^ die Tempel^Sculpluren am der SchiUe des Phidias im Britischen Muséum, Ham bourgs 1858, p. 86^

figure cette vie puissante qu'on trouve dans les marbres du Parthénon et dont Juvénal nous apprend que Phidias animait ses statues d'ivoire *.

Voici , quant à moi, comment je me figure la Vierge d'or et d'ivoire placée par Phidias dans le Parthénon. L'attitude est celle du repos, mais prêt à l'action. Le bras droit est replié vers le corps, la main étendue, et sur cette main est posée la Victoire 2. Le bras gauche est abaissé, la main tient la lance sur laquelle elle appuie légèrement, et le bout des doigts vient toucher le bouclier comme dans la statue de M. de Luynes. La jambe gauche se dérobe sous le vêtement par un mouvement doux et énergique à la fois. Toute la figure se trouve ainsi en équilibre. La tête est inclinée vers la terre en signe de protection bienveillante pour la ville étendue à ses pieds; elle est tournée du côté de la Victoire, à droite. Le caractère est celui de la statue de Vellétri, adouci et humanisé : les yeux peu ouverts et baissés, le nez droit, long et fier, les joues fermes sans dureté, la bouche sévère et chaste, le menton énergique et pur de contours. Le même caractère de virginité robuste se retrouve dans le cou, dans les épaules, dans le sein que presse l'égide. La figure entière exprime la force tran-

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