‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 83 sur 289 · PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE II. M · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE II. M

rendu comme il aurait pu Têtre dans la statue chryséléphantine de M. Simart. On a cherché la reproduction du type de la Pallas Parthénos dans les tétradrachmes d*Athènes ^9 dans la Minerve de la villa Albani et dans dans celle de la collection Hope ^9 dans la Minerve du musée de Naples*, dans la Pallas deVellétri^, etc. M. Simart me paraît s'être inspiré éclectiquement de ces images célèbres, particulièrement de la Minerve Albane et des tétradrachmes. Il y a beaucoup à louer dans sa statue, mais elle est loin d'offrir le caractère grandiose et singulièrement puissant de notre Pallas du Louvre, pour m'en tenir à celle que tout le monde peut aller voir. J'avoue que ce caractère demandait à être tempéré; la Pallas de Vellétri a dans les traits quelque chose de dur qui convient mieux à l'Athéné Promachos qu'à la Minerve bienfaisante et civilisatrice; mais 'on pouvait, ce. me semble, conserver mieux que ne l'a fait M. Simart, au type de Minerve, son accent original, tout en adoucissant sa rudesse primitive. Il eût fallu aussi donner à la

i. Quatremère de Quincy ; 0. MûUer. Cette opinion est combattue par M. Beulé dans les Monnaies d* Athènes, Suivant M. Beulé, la Minerve des nouveaux tétradrachmes, émis vers Tan 323 (p. 96 et suiv.), offre la trace du goût de Tépoque, différent de celui du temps de Phidias. Quant à la Minerve de la pierre d^Aspasius, c'est celle même des tétradrachmes de nouveau style. M. Beulé prouve très-bien que cet artiste n'a pu vivre avant la fin du siècle d'Alexandre. Le nom d'Aspasius est gravé sur une pierre qui représente la ville d'Antioche; or, cette ville ne fut fondée que dans la dernière année du iv* siècle (Beulé, ibidem^ p. 95J.

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