Pausanias, ihid
û. Voyez Expéd. scientif. de Morée, t. I, pi. lxxvi, lxxvii ,
fois le pavé du pronaos *. Les portes du temple étaient de bronze. Une Victoire d'or et des trépieds d'or ornaient le faîte de l'édifice et les acrotères 2.
Tels étaient le site et le temple, parlons maintenant du dieu. On sait que Phidias l'avait représenté assis dans un trône. Un mot d'abord sur ces trônes dont il paraît y avoir eu un grand nombre dans l'ancienne Grèce. Le plus ancien, celui qui a pu servir de modèle à Phidias, était le trône d'Amyclée, dont il a été question, et qui était un ouvrage de Bathyclès de Magnésie *. La statue d'Apollon, plus ancienne encore que le trône lui-même et d'un caractère tout à fait primitif, était placée au centre de cet ouvrage de toreutique dont la richesse devait singulièrement contraster avec le style barbare et la couleur sombre de l'idole. Celle-ci était une sorte de colonne de bronze, avec une tête, des bras et des pieds, vrai symbole d'un art au maillot. Phidias lui-même, on ignore si ce fut avant ou après son séjour en Élide, travailla avec un Mégarien du nom de Théocosme*, sans doute son élève, à un Jupiter pour la ville de Mégare, lequel devait être également assis dans un trône. Mais l'ouvrage demeura inachevé par suite des hostilités que