REPRISE DE L’ENSEMBLE
O baiser de feu !
Brûlante caresse !
Votre douce ivresse Fait de l'homme un dieu!
O baiser de feu,
Ta brûlante ivresse Fait une déesse En faisant un dieu !
Chère Baucis! — C’est la vie qui se rouvre b nous avec tous ses plaisirs et toutes ses espérances 1
BAUCIS
Grands dieux! dans quelle contrée nouvelle avons-nous été transportés? — Quelles mains ont transformé notre pauvre cabane en palais? — Que sont devenus les malheureux que la colère de Jupiter a frappés pendant notre sommeil? — Hélas! en songeant à leur sort, j’ai presque honte du mien, et c’est à peine. si j’ose encore te dire que je t’aimeî
Ah! redis-le ce mot .divin qui fut tout notre bonheur, et qui
sera toute notre récompense! — Que de souvenirs effacés il réveille ert moi ! Que de sensations autrefois éprouvées et pourtant nouvelles! — Ne te semble-t-il pas que ce mot a repris depuis hier ■ un charme qu’il n'avait plus; qu’il est plus doux à prononcer, plus doux à entendre; et qu’autour de nous, ainsi qu’à la voix d’un Dieu, la nature entière se tait pour l'écouter?
* B A U C I S , souriant.
Philémon me trouve donc belle?