Jaclard est mort à Paris en
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bon gros Dessesquclle, Henry Hcllenger, Emmanuel Delorme, le chansonnier , et le doux Alcide Olivier, ex-directeur de l'f^nregistrement.
« Au début, ceux d'entre nous qui n'étaient pas mariés firent plaisir au brave lîergeron en réalisant tant bien que mal son utopie phalanstérienne. Mais la tentative fut de courte durée et le Bon Père n'en garda pas rancune à ses enfants prodigues. En revanche, nous parvînmes à fonder une section lausannoise de l'Internationale.
« C'est à cette occasion que Roselli-Mollet, colonel du génie sous la Commune, à qui nous demandions son adhésion, nous répondit : « Mille regretsl Jcne veux pas compromettre « mon avenir politique! » L'a\enir politique de Roselli- Mollet!...
« Si Genève n'aimait guère les communards, à plus forte raison n'étaient-ils pas en odeur de sainteté dans le canton de Vaud. <( boulevard des préjugés bourgeois », comme l'appelait elle-même la presse suisse avancée. Lausanne, qui est déjà naturellement une ville escarpée, augmenta encore pour nous les difficultés d'escalade en se retranchant derrière un arrêté du Conseil d'Etat conforme aux dispositions de la loi de 1867 sur les étrangers.
« Aux termes de cet arrêté, les étrangers à la Suisse ou au canton, qui veulent se fixer dans le pays ou y faire un séjour plus ou moins long, doi\ent se munir d'un permis d'établissement ou d'un permis de séjour délivré par le Département de Justice et Police. Cette mesure étant applicable, dans chaque canton, aux Suisses mêmes qui n'en sont point originaires, il en résulte que tout Suisse est un étranger pour ses confédérés. Ceci pour vous donner une idée des sentiments de fraternité qui animent entre eux les citoyens de cette République modèle!
« En 1S72, Lanfrev, l'ambassadeur de France à Berne, se montrait plutôt homme à fortifier la tradition qu'à la rompre. Au nombre des pièces à fournir pour obtenir le permis de séjour, figurait le casier judiciaire que l'administration fédé-