‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 120 sur 239 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

co

il Tut question de les licencier ^ïh g'oba 11 riaient. Mais Philibert* et avec lui la majorité des membre, fil observer qu'il serait imprudent de les renvoyer en temps de guerre, qu'il était préférable de leur Taire prendre leurs quartier* d'hiver et de le* garder jusqu'au moment où Tannée serait en mesure d'évacuer le royaume. Dans l'état ftCtuêl des cln ses, si elle allait en Lombardie, beaucoup re eux déserteraient ou retourneraient dans leur pays (I), Cet avis prévalut: seulement il fallut traiter avec leurs chefs.

Le 13 novembre, une convention fut proposée par le prince aux Ulpttai&e*! enseignes, doubles-paie* et fantassins allemands du fooeJ de Chiarradona. Klle portait que des huit soldes qui leur talent dues, deux eeraieul dans le mois de novembre, dont

une présentement, sinon les deux à ta fin du mois; deux autres h la fin de chacun des mois de décembre, de janvier et de février. A partir de février, ils seraient payés mensuellement. Les Allemands s'obligeaient, pour leur service passé, à ne rien réclamer en plus de ces huit soldes, à continuer à servir l'empereur loyalement et fidèlement et A exécuter tous les ordres du prince. Cette convention fut acceptée et signée le il décembre par les capitaines, qui y avaient introduit quelques modifications. Ainsi les doublerpaies recevraient, h la fin de février, la solde de deux mois; les seins ) ». lieraient leurs vivres et le reste; le prince les logerait dans des endroits où ils pourraient vivre convenablement (S),

À l'annonce de cet accord, les Espagnole, qui n'ignoraient sans doule pas qu'une riépululion de notables napolitains, autorisés par Philibert, se préparait à s'embarquer pour l'Espagne aiin de se plaindre à Charles-Quint des déprédations commises par les troupes , Naples et dans les environs et d'essayer d'obtenir leur tirent, à leur tour, entendre leurs réclamations. Le H novembre, ils déléguèrent trois d'entre eux auprès du Conseil, avec mission de déclarer que, s'ils n'étaient pas payés des dix soldes qui leur étaient redues, ils ne quitteraient pas leur camp. Le plinee réunit le Conseil pour examiner la demande des Espagnole.

(I) Létirc fie P* iperetir, du H novembre, dans Gayaxgos, p. 838

l*U; Archives copie

: l'empereur, du (jet *tttfl4» P- S56, —

q« lettre de Philibert au même* du I

Après une longue délibération, où il fut décidé de proportionner les sommes à payer au nombre d'hommes d'armes et de chevaulégers et reconnu qu'il faudrait au moins 400,000 ducats pour satisfaire tout le monde, il fut convenu d'offrir aux Espagnols hait soldes au lieu de dix, trois en une fois, après montre, pourvu que chacune n'excédât pas 20,000 ducats, une quatrième à la fin de janvier, deux autres le 26 février et les deux dernières à la fin du môme mois (1). Les délégués retournèrent faire part à leurs camarades de ces négociations. Elles ne furent pas approuvées. Après de nouveaux pourparlers, une convention intervint de part et d'autre en vertu de laquelle ils recevraient dix soldes, cinq immédiatement et les autres à la fin de février; à partir du commencement de mars, ils seraient payés chaque mois; ils cesseraient de vivre sur l'habitant et pourvoiraient de leurs deniers à leurs besoins (2).

Pendant que Philibert se débattait au milieu de tous ces embarras d'argent, la peste, à la suite d'abondantes pluies d'automne, avait fait sa réapparition à Naples. Les populations de l'Abruzze se soulevèrent, notamment celles du duché d'Atri, qui avaient été données à AscanioColonnaet qui ne voulaient pas reconnaître son autorité (3). Elles étaient secondées dans leur révolte par des bandits que des détachements impériaux eurent plus d'une fois à combattre; dispersas, ils allaient se reformer dans les États de l'Église. Us étaient tellement inquiétants que Muscetula demandait au Conseil collatéral s'il ne devait pas faire à ce sujet des remontrances au pape (4). Presque en même temps, à l'instigation de l'évêque, des Franci, d'Antoine Carafa, comte de Montorio, et de plusieurs exilés qui s'y étaient retirés, les habitants d'Aquila avaient pris les armes et saccagé les maisons de ceux qui étaient suspects d'attache à la cause de l'empereur, entre autres celle de Jules de Capoue, vice-gouverneur de la province. Plus tard, Jean-Jacques Franco s'emparait de la Matrice, où il mit, outre une garnison française. 400 hommes sous le commandement de Camille Pardo Orsini(5).

(1) Lettre de l'ercz à l'empereur, du 28 novembre, dans Gayangos, p. 857.

(2) Lettre du même au même, du 16 décembre, dans Gayangos, p. 865.

(3) Hosso, p. 52.

(4) Lettre de Perez à l'empereur, du 28 novembre, dans GATA«Ges,JlJI&

(5) Hosso, p. ;>4: Guichardin. 1. XIX, fol. 347 v°; Paiumo, t»J '"^

Page 1