CHAPITRE XM
lentement «Hait grand, et connue le pape étaiL tOOlbé gravement rtiîjîatle A l'instant même un le cardinal de Sainte-Croix, à la joie générale 1 I), était chargé d'apporter au prince des propositions de paisû il était à craindre que la mort de Clément Vil n'entrafnAt des complications qu'il fallait éviter à tout prix Philibart lit donc expédier a destination de Rome deux bateaux de
1 Par Léonard GrimaldL il prescrivît également au vice-roi
< ile (3) d'envoyer des grains à Cènes et à Antoine de Leyva,
.itîn de p;»rer aux besoins les plus urgents. Des considérations
ut à fait supérieur avaient seules pu le décider a prendre
dfiaarefj qui notaient pas sans détriment pour le royaume, effet, par suite de la révolte dans l'Abruzze et des progrès
■nnenii dans la Fouille, la situation pouvait devenir critique à bref délai. De nouveaux renforts étaient d'autant plus nécessaires qu'André Do ri a était dans l'impossibilité de venir au secours du prince (4). S'ils étaient fournis, ainsi que celui-ri l'avait fait demander & l'empereur par Diego Sarmienlo, il y aurait à les nourrir el 4 les payer. Comme toujours, l'argent manquait, il était redn plus de GÛO JX)Û ducats à l'armée ; l'échéance fatale approchait, ett fïiute par lui de tenir ses engagements, elle refuserait de marcher. pourquoi, afin de prévenir les mutinericsT il s'était, cru autorisé à dispenser lui-même les faveurs et les récompenses ; pour ne pas grossir le nombre des mécontents et des rebelles, il s'était re* sa rigueur première Le 21 janvier, jour où il remettait à Ralaneon ses instructions pour Charles-Quint, Barletta, Trani, Monopole Nardo et Vieste étaient au pouvoir de ['ennemi t:l tenaient toujours ; Camille Pardo Qrstiii était encore à la Matrice, que Jules de Capoue n'avait pas pu secourir. Aussi, quoique souffrant, il allait délivrer Aquila. Déjà
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bl4 à Rome, voir aussi la lettre de Mai à l'empereur, di G*i uteos, p« 94 L
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il avait atteint Isernia, et de l'Abruzze, où il ne tarderait pas à être, il lui serait plus facile qu'à Naples de surveiller les événements, si le pape venait à mourir (1). Dans cette prévision, il avait ordonné à Muscetula de rester à Rome et de tâcher de savoir du cardinal Quinones ce qui s'était passé entre Clément VII et lui. Michel Mai devait aussi se tenir en communication constante avec le cardinal pour recueillir des informations, les transmettre au prince et être présent sur place en cas de mort du souverain pontife. Quanta lui, presque sur les lieux, et avec des troupes en nombre, il saurait diriger dans un sens favorable l'élection de son successeur (2).
Vaury, écrivant à l'empereur deux jours auparavant, lui annonçait aussi la maladie de Clément VII, qui était en « grand danger de passer le pas. Si », ajoutait-il. « ainsi estoit que ce fust le vouloir de Dieu qu'il deslogeat, monsieur le prince mectra peyne que celluy que le sera pape] ne vous sera ennemys. et vient bien à propos que mondit sieur le prince tient son armée disposée pour lascher en Lombardie ou la il luy semblera plus nécessaire pour vostre service... car, a vous bien dire la vérité, mondit sieur le prince est seul et y a peu qui luy sachent ayder, et si luy survenoit quelque inconvénient de sa personne, je ne sçay que seroit suffisant pour faire son office (3). »
Philibert n'eut pas, cette fois, l'occasion d'intervenir et de faire ôlire un pape de son choix. La chose n'eût peut-être pas été très commode, car, d'après Quifiones, qui, le 45 février, informait l'empereur du presque complet rétablissement de Clément VIL huit sur quinze des cardinaux qui étaient dans Rome avaient décidé de
Rome, le 23 janvier i.*>29. au trésorier Rabou que l'ennemi viendrait « lelycol au col, si Ton vcult prendre la peyne de bien jouer le personnaige et tenir réputation » (Ms. l'r. 3009 de la Bibliothèque nationale, fol. 23).
(1) Dès le milieu de décembre au moins. Philibert avait envoyé de Naples, dans la direction «l'Aquila. 1.500 lansquenets pour réduire à l'obéissance cette ville, ainsi que la Matrice, « et autres lieux de la finisse qui y avoient inteligence. - (Lettre «lu président dos comptes «le Provence à Anne de Montmorency, datée de Rome. 45 décembre 1528. Papiers de Condé. série I, L D, iv 156. au Musée Condé à Chantilly.)
(2) D'après une lettre de Mai à l'empereur, du 1" mars, Gayaiigos, p. M le liruit courait que le pape avait été empoisonné. En tout cas, son état tut assez ^rave pour qu'il eût été considéré comme étant en danger de mort.
ill) Pièces justilicatives, n°* 149 et 150: Archives impériales à Vienne, P A 96, minute et original.