‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 123 sur 239 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

tter la ville pour procéder & l'élection en toute tranquillité,

-si il ne Joutai t pas qu'il en résultât un schisme i 1 ) Mu- Charles-

nt avail eu soin de prescrire SU prince de n'exercer aucune

m sur le Sacré Collège, de rendre les châteaux de CiviLi

l'Otite et de faire relaxer les cardinaux otages, autant

pour faciliter la conclusion de In paix que pour assurer la liberté

tion (S).

le tout souci du côté de Home* Philibert* après avoir pris a Venafro des détachements allemands, avait poursuivi sa marché Vers Aquila (3). Kil<i ne s'opéra pas sans peine, car il tut veut arrêté dans tes montagnes par les neiges. Sriarra Colonna .se joignit ensuite à lui avec ses troupes dispersées dan- les irons. Dès que le prince arrivaprèsde la ville, le l"févrïer(4K Bar k brait qui courait qu'il était décidé à la saccager, desnotables portèrent à sa rencontre afin d'essayer de le fléchir et pour lui représenter que la révolte n'avait raie, mais seulement

le rail de quelques séditieux dont les actes regrettables étaient, à la vérité, demeurés impunis. Ils demandèrent grâce pour la rite. Déjà ta garnison française s était retirée à la Matrice et la ville ne songeait même pas à se défendre. Quand Philibert fut à la porte de Baszano, ses troupes commencèrent a vociférer; elles voulaient absolu aient entrer dans Àquila et la mettre au pillage. Il réclama d'abord une contribution tellement forte, pnraît il, que les habitants eussent été hors d'état «le la fournir. Elle fut enfin fixée à 0 ducats ou 100,000 écus, payables la moitié comptant et le la lin de maL Les troupes seraient logées, partie dans la ville, dans les maisons abandonnées par leurs propriétaires, partie Loparte, a Luculo et dans le quartier Saint-Jean. Les fugi-

vgos, p. 8G2 et 893. Voir aussi h lettre de Mai a l'empereur,

If i datts Gatangos» p, 9H. — D'après plusieurs correspond JiliCWi du

letnps. il semble résulter que la question du rétablissement de In, cour poaU-

irè» sérieusement agitée, v la pensée que ï'hiliJiert

do> ■ ur tintts Rome, les cardinaux furent tellement effrayés qu'il dut

Éfntlqu'tfQ pour les rassurer et leuv dira qull ne donnerait suite à iUf h Qui noues, dans Oài S&T.

pour Àquila étail <lt>jA sign»!' • iar au rnoc ôtitteative

tifs furent invités à rentrer. Comme ils appartenaient pour la plupart à la classe la plus riche, c'était le plus sûr moyen d'arriver à obtenir le paiement de la somme stipulée. Un certain nombre d'otages furent, sous la garde des Allemands, enfermés dans le réfectoire du monastère de Collemayo; en cas de non-exécution des engagements pris, vingt d'entre eux seraient décapités. Les 60,000 ducats n'ayant pas pu être recueillis sur l'heure, les bijoux, la vaisselle d'or et d'argent des particuliers, les calices, les croix et les objets précieux des églises et des couvents furent réquisitionnés. Selon R08S0, Guichardin, Parrino et La Pi se, le prince conserva pour lui une châsse d'argent renfermant des reliques de saint Bernardin de Sienne, que Louis X (? I), roi de France, aurait donnée à la cathédrale (1): Les instigateurs de la révolte furent pendus et 170 soldats envoyés sur les galères à Naples (2). Philibert institua comme gouverneur d'Aquila un gentilhomme aragonais de sa suite, nommé Betrian ou Bertran (3), y laissa quelques canons et fit occuper par des hommes éprouvés le château d'Ardenga, qui avait été fortifié par les Français (4).

Sans perdre de temps, il partit pour aller faire le siège de la Matrice (5). Camille Pardo Orsini s'en était éloigné peu de jours auparavant. Le prince, afin de ne pas rencontrer d'obstacles sur sa route, avait fait déblayer les chemins par des gens du pays et les avait obligés à conduire ses canons. Parvenu aux abords de la cité, il fit mettre en position sa grosse artillerie et commencer le bombardement, qui dura plusieurs heures. En même temps les

(1) Rosso, p. 57; Guichardin. 1. XIX, fol. 348; Parrino, t. I, p. 129; La Pise, p. 178. Si cette châsse a réellement été donnée par un roi de France <ta nom de Louis, ce ne peut être que par Louis XII. Bernardo Cirillo, Annéi délia cilla dell" Aquila, Rome, 1570, fol. 127-129. ne parle pas de cette châsse.

(2) Lettres de Mai à l'empereur, du 1er et du 22 mars, dans Gayangos. p 910, 911 et 938. et Archives impériales à Vienne. P A 96; lettre de Perez au même, du 16 mars, dans (îayangos. p. 927.

(3) Lettre de Mai A l'empereur, du 1er mars, dans Gayangos. p. 911.

(4) Lettre de Philibert au même, du 17 mars, Pièces justificatives, n" 156 et 1.Y7; Archives impériales à Vienne, P A 96. original et copie. — En revenant de la Matrice, le prince passa de nouveau par Aquila. Comme les habitants n'avaient pas pu se libérer, il leur accorda une prolongation de six mois (Girillo, loc. cit.).

(.')) Uneleltre du 15 février (Brbwer, p. 2331) annonce que Philibert, aprè* avoir quitté Aquila pour se rendre à la Matrice, avait pris Mooteleooe uns rencontrer de résistance.

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