‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 128 sur 239 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Ce fut peut-être à cette occasion, et pour reconnaître la bonne volonté dont le prince avait fait preuve au cours des négociations, que le pape lui fit remettre par un prélat, Fabio Arcella (1), une 4pée et un chapeau. La cérémonie de la remise eut lieu le dimanche 35 avril et fut suivie d'une grande fête au palais archiépiscopal de Naples (2).

L'avant- veille, Philibert, au nom de Charles-Quint, avait accordé «ne amnistie plénière aux Napolitains de toute condition qui •'étaient révoltés et avaient embrassé le parti ennemi, à l'exception toutefois de ceux qui tenaient des fiefs de l'empereur. Aux premiers il était permis de rentrer chez eux et de reprendre possession de leurs biens. Ils étaient réintégrés dans leurs charges, et les sentences de confiscation prononcées contre eux étaient annulées. Ceux qui étaient dans le royaume avaient un délai de vingt jours pour faire leur soumission et ceux qui s'étaient réfugiés au dehors en avaient trente. Passé ce terme, quiconque ne se serait pas présenté aux agents impériaux serait définitivement considéré comme rebelle et traître à Sa Majesté (3).

(1) Quelques mois plus tard, le prince, qui avait gardé d'Arcella un excellent Souvenir, demanda à Charles-Quint de le pourvoir de l'évéché d'Ugento (voir mx Pièces justificatives, n° 244 ; Archives de Simancas « legajo » 496, fol. 66, la lettre qu'il lui écrivit spécialement le 27 octobre 1529).

(S) Rosso, p. 55 ; Parrino, t. I, p. 129.

(3) Pièces justificatives, n° 164 ; Bibliothèque nationale, ms. fr. 3082, fol. 29, placard imprimé.

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