‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 127 sur 239 · chapitre: xim · texte numérisé non relu

chapitre: xim

ÏG5

Vilïaverde, ancien secrétaire de l'archevêque de Saragosse, qui

ut tout»' la OOlftftQOe du pape et celle dudataire iiibertû évèque »!♦' Vérone, avec qui il déchiffrait la correspondance. Comme il

ut trouva le moyen de se mettre dans les bonnes grâces d'un Iftquaia, nomme Treio Ribcyro, qui était chargé de porter les lettres du pape ou celles qui lui étaient adressées, il rendait de grands services- Par lui. Mai était au courant de tout ce qui se passait, et, pre-qio chaque jour* il informait le prince des progrès des négociations il).

■:> de surmonter les tergiversations de Clément, de venir à bout «!•' l'irrésolution de plusieurs des cardinaux et surtout de l"hostiht UÛM autres. Mai, qui n'était pas non plus partisan de

li neutralité, déclara, pour que le propos fût répété, que, Tarn

ml nir le point àê quitter Naples, il ne pouvait. >i une entenle complète n'existait entre l'empereur et le pape, espérer voir les Aileniftlldi vivre en parfaite intelligence av«e l'Église, que eertaine-

nt le prince d'Orange ne serait pas en état de les empêcher de la

molester; quant au roi de Hongrie, il n'aurait pas plus d'autorité

BUT ceux de ses sujets qu'il enverrait en Italie, car tousseraient

luth par conséquent ennemis de l'Église catholique (f). Ce

énergique produisit quelque effet.

A la date du 12 mars, le traité exigé par Philibert était sur le

point d'être conclu. Mais le pape, toujours temporiseur. voulait

qu on y ajoutât une clause interdisant à une des deux parties de

faire la paix ou de contracter une alliance sans le consentement

de l'autre. Bien que Mai eût indiqué les raisons qui s y opposaient,

titres choses la différence des intérêts de Charles-Quint et

icnt Vil en Italie, il ne put pas le convaincre. Cependant il

pansait quand même aboutir bientôt, et la réponse d'André del

Bôr^o. qui avait été consulté et donnerait de Naples son avis, ne

larderait pas à arriver (8).

Plus tard, le pape borna sa restriction à quelques princes d'Italie et demanda que l'alliance défensive i'ùt limitée à ceux de ce coté

Alpes, ce qut permettait de supposer qu'il désirait conserver

«*ltrv du !

Iflfi

PHILIBERT DE CHALOiN

sa liberté diction vis-à-vis des Vénitiens, des Milanais et des Français qui combattaient en Italie, Il fallut en référer de nouveau à Naples, Le Conseil était d'avis de rejeter ces conditions, mai Philibert proposa de les accepter. Comme, en vertu des pouvoirs qui lui avaient été conférés par l'empereur, le dernier mot devait toujours lui rester en pareille matière, rien ne faisait plus obt tacle à la signature du traité. La clause relative à la croisade était agréée; celle quiconcernait la « quarte* allait l'être à son tour •!.

Le prince n'attendait donc que la décision du pape. Il venait de lui témoigner sa déférence en le priant d'indiquer quel cbAUment il pourrait infliger à Alphonse de Cordoue, qu'il avait fait arrêter pour le punir de son obstination à refuser de lui rendre le ehdteau de Citlta Vacebit \-2\.

Au cuurs de.s négociations, diverses autres questions, même 1m questions matrimoniales, étaient agitées, notamment le m d'Alexandre de Médicis avec Marguerite, fille naturelle de Charles- Quint, et celui de Fernand de Gonssague avec la fille de la du de Camerino, pour lequel Philibert avait sollicité le cousenteim-nl du pape (8).

Clément VU n'en persistait pas moins dans son projet de en Espagne et en France (i). Un jour, dans mue longue conférence qu'il eut avec le cardinal QaiâonêS, il se plaignit du peu de foi que l'on avait en ses déclarations. Afin de montrer qu'elles étaient sincères, il ajouta : * Je pense exactement ce que je dis. Dés ijue j^ serai iqt la galère qui me conduira en Espagne, je mettrai mu personne et mes États sous le pouvoir de l'empereur; pendant mon absence, ceux-ci seront sous l'autorité du prince d'Orange ou du commandant en chef des armées impériales, quel qu'il i Puis il lit part au cardinal de son intention d'envoyer en toute hâte à Naples un messager qui demanderait à Philibert de se charger du gouvernement des États de L'Église durant son séjour en Espagne et de donner l'ordre à André Doria de le transporter sur une de ses galères (5).

fi) Lettre du main*.* au munie» du 23 mars, ibid,. p. 9&3. (ï) Lettre du même au rm-me. du 3 avril, M, p. 065. (S) Lettre du même au même, du 16 mars. p. Bit,

(4) Lettres de Mai A. l'empereur, des tiet 13 mars» dans Gayaxgos, p. ft2t et

(5) Lettre du cardinal Quiûooes a Philibert, du 17 mars, d*QB tUxAN&o^p flî

Page 1