‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 136 sur 239 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

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acharnas accusateurs des membres du gouvernement de Naples, rendait le même témoignage à Philibert. Il lui reprochait seulement «on excessive bonté pour des gens ■ de telle sorte i. De Praet estimait que Castaldo y apportait de la passion et qu'il serait difficile à la vérité de se faire jour i 1 )

si

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Le G août» fut signé a Cambrai le traité de paix entre le pape, l'empereur, François t*\ Ferdinand, roi de Bohème et de Hongrie, et Henri V, roi d Angleterre; le G, il fut proclamé solennellement dans la cathédrale de cette ville. Ce n'est pas ici le lieu de faire connaître par le détail les articles de cette » paix des Dames *, si reuse pour la France et qui fut comme le testament politique de Louise de Savoie H sutïira d'indiquer en quelques mots ce qui concerne notre sujet. François l**t encore maître d'Alexandrie et . l'engageait à rappeler au plus toi ses (coupes d'Italie. Il oédait à l'empereur tous ses droits sur le duché de Milan, FAstesan, Gènes et Naples. promettait de l'aider à chasser les Vénitiens des ports de la Pouille, s'ils ne les évacuaient pas de leur plein gré, et de lui fournir une Hotte de vingt galères et 200,000 écus pour son

Lgaau Italie. U jurait de ne rien tenter de contraire aux înti

de Charlfi^Quiaf en Italie et en Allemagne. La sentence prononcée

■ le connétable de Bourbon sciait rapportée, et ses bien 8

sut restitués â ses héritiers. Il s'efforcerait d'amener, dans

le délai de quatre mois, < Fappointement » des Florentins avec

l'empereur.

Le sort dea emilédcrés italiens et de ceux qui avaient pris parti pour lui, I Naplea, par exemple* était complètement sacrifié.

Ma I Autriche n'avait pas oublié celui qui avait assuré A

l'Empire la conservation du royaume de Naples, Aussi l'article 28 du trait r était réservé & la reconnaissance des droits de Philibert ur la principauté d'Orange, droits si indignement violés par raoçois ïrr+

article était ainsi conçu : « Item que ledict sieur roy très

chrestien a levé et levé par ledict traieté la mainmise et tout autre

-rhement de sa part faicl et mis aux principauté d'Oranges et

il) Lettre du même nu lucine, du 31 août, thut

souveraineté d'iceluy, au prouffit de messire Philibert de Chalon, prince dudict principauté et viceroy de Naples, pour en jouyr. ensemble des prééminences, supériorités et souverainetés par loy prétendues, ainsi que faisoitparavant lesdictes mainmise et empeschement, nonobstant iceluy ou quelconques sentences, exceptions, aultres exploicts et actes de justice faicts a ce contraires, lesquels demeurent nuls et de nulle valeur et tels se déclarent par ce présent traicté. Et n'entend toutes fois ledict sieur roy par le moyen d'iceluy article attribuer audict prince d'Oranges aultre droict que celuy qu'il avoit au temps de ladicte mainmise faicteen ladicte souveraineté, auquel droict le prince demeure, et quant aux aultres affaires dudict messire Philibert de Chalon dont mention est faicte audict traicté de Madrid, ils seront dressés, formés et acomplis selon que audict traicté est dict et déclaré. »

Philiberte de Luxembourg pensa aussi que le moment était venu de faire entendre au roi les légitimes revendications de son fils au sujet des seigneuries de Succino et de Tuffou, cédées à la reine Anne pour la somme de 50,000 écus, dont une partie seulement avait été payée. Dans deux mémoires : l'un, du 27 août, destinée être mis sous les yeux de l'empereur, et l'autre, du 26, adressé au prince, elle réclamait à François 1er, comme héritier de la reine, ou ce qui lui était redû, ou la restitution des seigneuries (l).Mais le roi avait pour l'instant bien d'autres préoccupations; une fois de plus, il fit la sourde oreille.

Il eût volontiers agi de la sorte en ce qui concerne la principauté d'Orange, mais Charles-Quint se chargea de le rappeler au respect des traités. Poussé dans ses derniers retranchements, il se décida enfin à donner, par lettres patentes, des ordres en conséquence au Parlement et à la Chambre des comptes du Dauphiné (2). Jean de Falletans, conseiller de l'empereur, alla à Grenoble en recevoir l'entérinement, puis à Orange pour faire enlever les armoiries du

(t) Archives du Doubs, K 1298. — Voir aussi, ibid., une longue lettre de la princesse à Philibert, relative à cette affaire.

(2) Ces lettres patentes, du 13 novembre, furent entérinées au Parlement de (irenoble. le 18 janvier 1530 (•« Inventaire amoral des tiltres et documens estans au trésor de M"r le prince d'Orange, dressé par moy, Jaques de la Pise ». Arrhi\rs nationales, H 31%, fol 19). Le texte, Pièces justificatives, n° 258, en existe dans les Archives particulières de S. M. la Heine des Pays-Bas.

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