‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 140 sur 239 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

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États il M.ilatesta avait aussi écrit à Philibert afin de lui proposer de s'allier avec l'empereur. IJ fut décida en haut lieu de ne pas accepter immédiatement ses offres de servir.-., de l'entretenir dans son dessein et de ne pas l'inquiéter à Pérottse avant la réduction de Florence (2), Maïs le prince a**ait son plan.

Il quitta Home le 10 août (i), pour retourner à Aquila et onimener B68 trmipes à PoIlgOû, d'où il pourrait menacer PéfOQtQ et tâcher de s en emparer par un coup de main. En ca*d'in-« il marcherait bot Florence. La concentration d'une partie de l'armée se lit du côté de Norcia, A Terni Je 19. avec Jean dTrbi n.4 i:s il «Hait le 20 à Spolète ; il y logea avec I,iï00 chevaux II lui hit l'ait une réception imposante. IL dut en effet traverser un inblernent de 5,000 hommes sous les armes. Un d'eux prenait chaque cheval par la bride el conduisait chez lui monture et cavalier sseortée par trois de ses camarades qui restaient toujours armr ces de gracieuseté eût pu être dangereux, et il eût

icile aux Spolétains dVgorger jusqu'au dernier les soldats de Philibert, Aussi s'empressa-l-il de partir le lendemain matin, avant tolérer du soleil, d'une ville dunL sHon -on expression- il était plus le prisonnier que l'hôte (tt); dans la journée du 2\, il était à Foligno <6>.

H avait l'intention d'y séjourner cinq ou itxjouif au plus, pour

y compléter ses forces. Elles se composaient alors seulement de

3,000 à 3,500 lansquenets et de 4,000 Italiens, roui h*s ordres dé

Pierre-Louis Farnèse, de Pirro Colonna, de Braccio Buglioni, de

SaaaateUo, dit le «Iriunaeriu, de .r*B* Savelli, de Scfl&rra,

mio Colooua H du comte de San Secondo (7). H attendait

\i) l.ctln de di Priât Dt Mni 1 1 Viiip^nur. du iu août, dans Gayangos, p. tTiî (fj Lettre de* tnâraes au môme, du M aoùu iM.t p, ltté. (3) La 17, at'lon iinr l>Urv d<< Nicolas Haine* | 4nQi &û btOAtmon "< > du 24 août (M s. fi\ .W», fol. H). Il n'avait pas passé tout son temps À Komf', cor lin- ■ it imois, du lu août. est datée de Casu^lionr (l'iëce»

justificatif de» rÛtata Siennr. Lotirai i U - hulia *<)

NI, I, IX, col ï4o\et l X. col, 278, Vijtcni. I, \, col il»: liotaiion d'Ange Sieiuwû, loc, eit.* p V (G) Le 31, Philibert tcrivail u JVinprn'Ur qu'il i'tait au camp, devant <. Il, rille» depuis dix joui> ; Pièces justificative*, n* 186; Archives impériales à \ îh Tin- , P ^ M4 original

kftCHl, L X, COl, 279; Mamhriano Roseo. U*t9êiU di Firenze, éd d'.Vnt l»«>iu Pisti 7 et 8 ; nota* de M. Piermgucs, >buLt p. 33; l'riorutadi

Géuliano d tbUé par M. Pierrugua», dans Frtinetscv Ferruciio, p, 457.

l'infanterie do Maramaldo, de l'artillerie qu'il avait demandée à Sienne (1), 2,000 fantassins de Spolète et les renforts d'Alexandre Vitelli (2). Du Guast, avec 2,000 Espagnols, et Fernand de Gonzague, avec de la cavalerie légère, voulaient venir rejoindre le prince. De Praet et Mai le lui écrivirent, mais en émettant l'opinion, qui était d'ailleurs la sienne, nous le savons, qu'il ne fallait pas entièrement dégarnir de troupes le royaume (3), car les Vénitiens faisaient des progrès considérables, et les craintes de Philibert, trop souvent exprimées, se réalisaient. Le 31 août, il avait la douleur d'annoncer à l'empereur, d'après une lettre d'Alarcon, que, par suite de son retard à envoyer son armée en Fouille, Brindisi avait succombé; l'ennemi cherchait à se rendre maître du château, afin de l'Être en même temps du port, « qui est le plus beaal que ayez en ceste mer. • Il le suppliait donc d'expédier des renforts en Pouille et notamment à Brindisi pour essayer de sauver le château et le port (4). Molfetta et Jovenazzo étaient aussi, depuis quelques jours, au pouvoir des Vénitiens (5). Ce qui était non moins regrettable, c'était le désaccord entre les membres du Conseil de Naples. Alarcon avait informé le prince qu'il lui répugnait de reconnaître l'autorité du cardinal Colonna, lequel refusait de la partager avec lui. Du Guast et Fernand de Gonzague semblaient, à en juger par les termes un peu obscurs de la lettre de Philibert, désirer servir sous lui. Il laissa ces derniers libres d'agir à leur guise i6>, mais il invita Alarcon à prendre, quoique malade, le commandement de l'armée de Naples (7), dont l'indiscipline était parvenue à son comble »8i.

(1) Lettre do do Praet et do Mai, du 18 août, dans Gayaxgos, p. 172; lettre de Nicolas Rainer à Anne de Montmorency, du 24 août (ins. fr. 3009 de la Bibliothèque national»', toi. 41).

(2) Yahchi, 1. X, col. 279; Roseo. note? do M. Pierrugues, ibid.% p. 34.

(3i Lettre de do Praet et do Mai à l'empereur, du 20 août, dans Gayaxgos, p. ITT.

(i) Lettre de Philibert à l'empereur, «lu 31 août, Pièces justificatives, n* 186; Archives impériales à Vienne, P A %. original.

(.V) Lettre do Mai à l'empereur, du i.i août, dans Gayaxgos, p. 178.

(»») D'après la lettre de Nicolas Rainer à Anne de Montmorency v du 24 août, lo prince aurait écrit, le 19, à Naples. pour qu'on lui envoyât deux mille Espagnols.

<T> Lettre de Philibert à l'empereur, du 31 août.

18) Lettre d'Alarcon à l'empereur, du l«r septembre, dans Gayakgos, p. 189.

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L'inactivité lui pesait; elle aussi tenait a combattre (i). Les renforts sur lesquels il comptait, le prince ne les avait ]maneore sous la main a la date du 31 aoiU. Presque heureusement pour lui, car il n'aurait pas eu de quoi les payer. Chartea-Quint Avait conservé devers lui 30,000 ducatfl «pi Ansaldo de (Irimaldi avait fournis pour la solde de septembre du corps expeditionnain: (î tÀu bout de sa science, > Philibert vit le moment ou ses troupes allaient se mutiner; il prit ta parti de les laisser vivre à Liuu et celui de mettre le siège devant Spelle (3) en attendant du Gnast, qui était à Rome, où il avait été parfaitement accueilli par le pape, et qui devait arriver dans trois jours au plus avec 2,000 Espagnols (4).

tli- est une localité située à peu de distance de Foligno. Place

il. d'après Melgua, véritable repaire de brigand* (5), elle

ëtait alors en la possession de Malatesta et défendue par cinq ou

six compagnies d'aventuriers étrangers et 20 cavaliers (6), sous

les ordres des capitaines .lèrômede la Bastiai 7), Cesarone, Jacques

Tabnsaij J--B. BorghesL Jacques Bichi, d'Adrien de Gandia, etc.

1 BagliODi, frère bâtard de Malatesta et archiprêtre de ta cathe*-

. et le capitaine Paoluccio de Pérouse étaient à la tète des

Philibert se présenta devant la ville avec 6.000 hommes

et de nombreuse- £c bel les apportées de Spolôte. Son avant-ganb*

fut une première fois repoussée des faubourgs par le capitaine

Biliotti et une centaine d'arquebusiers qui Lui firent éprouver des

ses ; elles eussent été plus importantes si la cavalerie

avait flouai Bt ei unepartie de l'armée impériale n'était survenue à

temps. Le prince alors fit sommer les habitant de se rendre, mais

I anhiprèlre, que ce BU ut enhardi, répondit fièrement que

* 1 ) Lu tu-» de do Pnet et de Mai à l'empereur, du 3 s<'ptembr*\ dans Gayahgos,

{2) Cf. lettres di J'« fiip- iiur a Philibert, du 13 et du 31 août, Pièce* justilu i- 187; Archives impériales 4 Virnue, P À %, minuit1 et Ofigtnil. ■ra ee mémo temps, le prioce détail v ni paré d'A&sise * mais a une date pas tadiquée par Vai»C8I, 1 X, col i80. Lettre *Jo Philibert à l'empereur, dti 3t août.

llb et perditis Immimbut pro asylo orat • (fol, n 1). de Philibert, du 31 août: lettre de do l'raetet Je Mai a l'empereur, du 3i ïan* Gatamgos. p. 195, Ces chiffres concordent avec ceuï qui

saol ■ E»m( h XtX, fol. 338.

(Ti Selon Rorbo, p. 10; de la lïassetta* selon Yakchi. I. X, col. 280,

s'il voulait la ville, il devait la gagner. L'assaut fut ordonné pour la nuit suivante. Malgré l'acharnement des Italiens, ils forent obligés de renoncer à leur tentative après avoir eu plusieurs morts et blessés; leurs échelles restèrent au pouvoir de l'ennemi.

Devant cette résistance inattendue, Philibert et Jean d'Urbina allèrent, le 30, faire une reconnaissance sous les murs de Spelle, afin de voir où il conviendrait d'établir l'artillerie pour battre la place en brèche. Au cours de leur inspection, d'Urbina fut blessé au gras de la jambe (4) d'un coup d'arquebuse tiré d'une tour qui était en avant de la ville. 11 fut transporté à Foligno. Bien que les chirurgiens eussent d'abord déclaré qu'il n'était pas en danger, il était grièvement atteint. 11 ne tarda pas à mourir, sincèrement regretté du prince. L'empereur perdit en lui un de ses serviteurs les plus intelligents et les plus dévoués, qui des derniers rangs de l'armée s'était élevé jusqu'à la situation de lieutenant général (î).

Le l-r septembre, Philibert fit bombarder la tour. A partir de ce moment, la défense ne fut ni longue, ni acharnée. Léon Baglioni, agissant plutôt en prêtre qu'en soldat, dit Varchi (3), sentit son énergie l'abandonner dès les premières volées de canon. Ainsi que les habitants, il demanda à capituler, et la garnison se rendit. Celle-ci ne conserva d'autres armes que l'épée et s'engagea à ne pas servir, pendant trois mois, contre le pape ou contre l'empereur. Les Allemands qui étaient sous les ordres de MaJatesta Baglioni furent exclus de la capitulation ; les capitaines furent autorisas à se retirer à Spolète ou dans tout autre endroit voisin des États de l'Église. Léon Baglioni à Pérouse. Les drapeaux furent remis à Philibert i-i). Mais la garnison nç tint pas ses engagements ; une partie passa aux Florentins. Les vainqueurs demeurèrent deux jours à Spelle (3). Ils s'y livrèrent à des excès

(1) Lettre de Philibert, du 31 août; — à la cuisse droite, selon Varchi, l. X, col. 281, et Sperino, loc. cit., p. 3oT.

(2) Varchi, 1 X, col. 281; cf. Bernardo Segm, Storie florentine, éd. d'Augfbourg, 1723, in-fol., 1. III, p. 80: Gi icharmn. 1. XIX, fol. 358; lettre de Nicolas Rainée à Anne de Montmorency, datée de Rome, 14 septembre, dans Papiers de Coudé, série I, t. II, n° 210, au Musée Condé, à Chantilly.

(3) Varchi. 1. X, col. 281.

(4) Le texte de la capitulation de Spelle est aux Pièces justificatives, n* 188; Archives de l'Ktat à Sienne.

(5) Ibid., Roseo, p. 16-17, et notes de M. Pierrugucs, p. 35-37; Meloua, ai ?•;

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aves, Quelques-uns des principaux meneurs furent nrnHés et

ndus, La repression était d'autant plus nécessaire que 2,000 Espagnols saccagèrent, presque au même moment, Todï, dans les État* pootilicaux (I).

Entre temps, les capitaines du prince, Firro Colonnaet Braceio Baglîoni. ^'étaient emparés de Monte Falco (2) et de Bevagna (3); dans les premiers jours du mois de septembre, Alarcon força les Véu vacuer Brindisi ( t).

Le i, Philibert était a Cannaia, A huit milles de IVtousc. Il réclamait «1<;> boulets de canon et des sapeurs (^ffofora), avant de suivre sa route but Florence, Malate^ta lui avait encore fait de nouvelles propositions, mais, comme elles n'étaient pu> aci r| stables, il avait résolu de se porter en avant, tout en surveillant les mouvements dfl i'ul»b<; de Farfa, qui, avec lt0ÛU hommes, allait au secours dfti Florentine. ï> accord avec le due de MeUi (8), il avait donné Tordre de se saisir de lui, s'il se montrait a Sienne ou dans quelque autre ville alliée à l'empereur (8)»

Il venait d'être rejoint par du uVuftgtet rYrnanil de GOBI

auprès de Péroose, n'ayant essuyé que quelques escarmouches* 11

«ail dès lors de près de {5,000 hommes et ne risquait par

conséquent guère d'être inquiété par Malateeta, qui en avait 3,000

seulement» De Ponte San Giovanni, où il installa son quartier (7),

fipn.ii^iiiiN. I MX, loi :t:iH: L\ Pis*, p. (80; lettre de do l'nn i . t de Mai à rTPurtdu 3 septembre, dam Gérances, p 193; &FBamo,Jo« t\t., p* &S7* »1) Lrltic de de Pruel et de Mai a L'empereur, du 15 septembre, dans G il!

Wonl l ■'. ttn , Jane \ m «i, I X, col S80. 1 tbid Roéeo, p 7 cl II, (i) Roiéo, ]• 62 ; letti e de de Prael et de Mai, du i5 septembre, ihid.

dm de Melfi était capitaine général des Siennois, Du Guast arriva le 8; rt alltndaii Feraand de Gonzagufl avec 3,000 Espagnol* et 500 cheviiux pour le lendemain ou te surlendemain (Letttl du prince aux. Siennms, du 6 septembre, Hêcti justificatives, n° 191; Archives de l'État à Sienne, lettrée à la ■ -).

Lettre de de Praet et de Mai à l'empereur, du 7 septembre, dans G ivango*.

p, SOI et 503. L'abbé de Paria a\ ail l.iit prisonnier le cardinal (Juîûones, nu &

^ats que le pnpc envoyait à l'empereur pour lui souhaiter la bienv enue, et

lit de le rel idicr tantquVu ne lui aurait pas rendu lea 3,000 ècua qui lut

étaient par tes Florentins et qui avaient été interceptés (Lettre de Mai à

l'empereur, du 13 août, dans GAY4XQ0S, p+ 179; Va&ou» î X, col. â4fit et Gvi-

libre, d'après le Priorista d\ Giuliano de' Bieti,tac, rit*, p IS7es du prince uu\ Siennois, du 11 septembre* sont datées* l'une de

près du Tibre, il fit pousser une pointe par sa cavalerie vers li ville, qu'il investit. Avant de tenter l'attaque, il invita à se rendre Malatesta, qui ne demandait pas mieux, d'abord à cause des avantages que Philibert lui faisait espérer de sa soumission, ensuite afin de n'avoir pas à subir un désastre certain (I). Pour la forme, il demanda conseil aux Florentins, qui, naturellement, l'engagèrent à tenir bon; mais, à leur tour, ceux-ci virent bien que la perte de Pérouse n'était plus qu'une question d'heures; ils voulurent donc faire retirer leurs troupes. Mais il était trop tard ; elles étaient cernées et la capitulation était déjà décidée. De plus, le pape avait fait, par deux de ses nonces (2) qu'il avait envoyés aa camp du prince, menacer les Pérugins de les excommunier, d'enlever à leur ville toutes leurs anciennes libertés, de supprimer leur Université et de faire ravager leur territoire (3). Elle fut signée au nom de Clément VII par son camérier J.-B. Mentebona, au nom de la ville par Malatesta.

Elle portait que Pérouse serait rendue au pape et que Malatesta l'abandonnerait en toute sécurité, avec sa famille, ses biens, la garnison, et que l'armée ne s'opposerait en aucune façon à leur passage.

L'artillerie de la place serait conduite dans le duché d'Urbin par les soins du cardinal del Monte, légat en Ombrie. Dès le lendemain de son arrivée, présumée pour le jour suivant, qui était un samedi, Malatesta partirait avec ses troupes; Philibert, avec les siennes, irait prôs du chemin des Tavernelles et s'y arrêterait au moins un jour pour lais>er le parcours libre à Malatesta. Dans le cas où le cardinal ne viendrait ni le samedi, ni le dimanche. Malatesta évacuerait la ville avec l'artillerie, et les agents du pape, savoir Octave de Cesi>, évoque de Cervia, et Mentebona, lui seraient donné?

Piedi Ca>ta. probablement erreur de copiste pour Pieva Gaina, et l'autre de « Ponte >ancti Joanis - ; Pi«c<> justificatives, nrt« 197 et 198; Archives de l'État a Sienne, lettres à la - balia -. original sisnè.

1) Le G septembre, Philibert ëeri\ait aux Siennois : « Speramo che Malatesta ?.• acordera con n<d, pen-he Imiji si deva ivsolvere. » — Dans sa lettre do 24 août à Anne de Montmorency. Nicolas Raince. toujours optimiste, écrivait : «■ S'il/, i lo< impriaux) sVn approchent (de Pérouse) et en veullent menger, ils >eront taille/ destre aussi bien frottez «pie turent oncques gens. » {Lac. tù.)

(i) Octave d.* <>$is, e\é]ue élu «le Cervia, et J.-B. Mentebona.

^3 1 Vahchi. 1. X, col. 282.

CHÀPLTRi; XV

comme otages pour sa sûreté personnelle. Un deux raccompagnerait jusqu'aux limites des États de l'Église et du territoire de Florence.

Les impériaux s'engageaient à ne pas envahir le comté de Pérouse

et a ne lui causer aucun dommage, ainsi qu'aux possessions Je

Malatesta et de ses parents. La ville pourvoirait aux besoins de

i«;e dans la plus large mesure possible; die lui fournirait au

plu* juste prix le* vivres, notamment la farine et le bois néctifl-

18 à la fabrication du pain,

itesta pourrait expédier à l'esaro ou dans toute autre ville

du durhéd'Lfrbinles douze pièces d'artillerie qui étaient à Pérouse.

à condition toutefois de ne pftfl tfeu servir contre le pape ou contre

I empereur, Détatsc était faite à Braccio et à Sforza Daglioni et à

leurs partisans bannis de demeurer à Pérouse ou sur les terres

de Halatetta, de ses parents, et dans le comté de Pérouse,

Malatesta ne rentrerait pas dans la ville tant qu'il serait adhérent â un parti hostile au pape; quand i) y viendrait, ce serait seulement avec sa permission et à titre privé: mais sa femme Ififent»! M* parents, ses amis et ses partisans étaient autorisé* I 1er à leur gré. à y posséder des biens, sans être 1 objet d'aueun mauvais traitement, 11 rendrait à Braccio et à SfOffia Uaglioni te qui leur appartenait sans conteste; pour ce qui était douteux, il <n serait référé à l'arbitrage du cardinal del Monte,

Les conventions autrefois passées entre le pape ou ses prédé-

ttra el la ville de Pérouse seraient confirmées. Le chevalier

ieUi serait remis en liberté dans dix jours (i) et, dans

deux mois, restitution réripruque serait faite de ce que Malatesta

il lui auraient lieu de se réclamer.

Malatesta promettait de conserver Pérouse au pape, et la communauté des habitants consentait, sous peine d'amende de 50JKJÛ écus. à recevoir les officiers nommés par celui-ci.

Le prince s'obligeait à faire agréer par le pape la présent, capitulation et a obtenir pour Malatesta l'amnistie et la confirmation et des prérogatives de sa maison. Les cas litigieux

• «spcrulli avait été envoyé en mission par Malatesta auprès de

par la tempête $ur la plage de Bizutai,

de Clément VU (Vanctti, 1. IX, col, Sfc&)<

et les différends qui s'élèveraient dans la suite seraient soumis à Philibert, à lévêque de Verolietà Mentebona pour être résolus.

Malatesta n'introduirait à Pérouse aucune troupe des Florentins ou de Napoléon Orsini, abbé de Farfa, mais il pourrait tirer ses hommes d'armes de Bettona ou d'autres places à sa convenance. La ville donnerait quatre otages désignés par Mentebona; ils seraient remis en liberté dès que Malatesta ne serait plus sur le territoire de Pérouse (1).

11 avait suffi de trois jours à Philibert pour remporter ce succès plutôt diplomatique que militaire, qui eut, nous le verrons, des conséquences considérables sur les événements futurs. Les Florentins avaient été avisés par un de leurs commissaires que Malatesta avait communiqué au prince les articles du traité ; pour se justifier, celui-là répondait que c'était pour l'amuser (2). Si c'était Trai, c'est Philibert qui gagna à ce jeu. 11 s'empressa d'en faire parti Rome: de son côté, le pape se hâta d'approuver la capitulation (3).

Pendant quarante-huit heures, le prince resta près de Pérouse y\) afin de laisser aux troupes de Malatesta le temps de s'éloigner. Elles quittèrent la ville le 12, et après une journée de marche fort pénible par les sentiers des montagnes, qui étaient la voie la plus longue, mais la plus sûre, elles parvinrent près de Cortone le soir même 5 . De là Malatesta passa à Arezzo pour y rejoindre Antoine-François Albizi. commissaire général de l'armée florentine, qui gardait cette ville avec 2.000 fantassins environ. Tous deux partirent pour Florence dans la crainte d'être distancés par Philibert: arrivés à Figline, ils se ravisèrent et renvoyèrent à Arezzo François del Monte avec 1.000 hommes, pendant

1 Pièces justificatives, n 194; Arehiv. s impériales à Vienne, P A 96, copi*: Vkkhi .i ii»li, r»/.i ri» .V.i/afrifa Ra:jlt"ni. p. \xxix; cf. Varchi, I. X, col. 283: R.i*i.«. p 15-21 . Meiùvi. i. i: L% Pi-e. p. 180; Segxi, I. III, p. 77 et M; toihvkmn. 1. \l\. loi :ï60.

■ i Y me m. ibui

■-.*» l.vtîr de .li« Pra» t et d. Mai à l'empereur, du 15 septembre, dans Gît*? v p. il 1 ; 1< ttre de Nu olas Raiii< e à Ana»* de Montmorency, du 14 septembre M>. îr. ,:■»'»'.« d" la BiMiothe.pie nationale, fol. 45 rM.

♦ Le ii septembre. il était à Pieva Caina. d'où sont datées deux ds ses !■•.::»■> vj\ <M--nn--Ms .Pie. es justiiicatives, n-* 199 et 200 ; Archives derÉttU >r nne. l-.tt:e> ;t la « t»alia *. original signe».

N l* ivr,sta iii <imU<ito de* Ricci. Lh. cit.* p. 457.

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