‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 2 sur 239 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Celte publication a un double objet : faire connaître la carrière trop courte d'un homme dont la Franche-Comté a le droit d'être fière; surtout le justifier du reproche de trahison qui, comme une flétrissure, a jusqu'ici trop pesé sur sa mémoire. Si la province où il a vu le jour, il y a exactement quatre siècles, a, sous le règne do Louis XI, été pendant quelque temps française; si elle l'est devenue depuis pour ne plus cesser do l'être, nous l'espérons, elle était, à l'époque où naquit Philibert de Chalon, sous la domination impériale. Elle était alors loyalement soumise à ses princes, ainsi qu'elle l'a été à la France à partir de son rattachement à la nation dont elle a toujours eu les mœurs et parlé la langue. De même qu'il n'est jamais venu à personne l'idée de considérer comme traîtres h la France les Granvelle, les Richardot, les Saint- Mauris et tant d'autres Comtois qui, au seizième siècle, ont été appelés par les empereurs ou par les rois d'Espagne aux plus hautes fonctions de l'État, de même il ne faudrait pas voir en Philibert un transfuge de la cause française. En servant Charles-Quint, il n'a fait que son devoir, tout son devoir; il a mis en pratique la vieille devise : Deo et Cœsari fidelis perpetuo, de la cité de Besançon, dont il était vicomte et maire. 11 est regrettable que François I" se le soit aliéné et qu'il n'ait pas su imiter l'exemple de ses prédécesseurs, Charte- * -*

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