CHAPITRE XXI
et Antoine Giugni furent destitua, ceux-ci comme trop Umoféfj et remplacée p;ir Louis Soderinu Fraoroi^ Zati et François <:ar- André Ni< eolini fut continue dans ses fonctions. La n'ivoca- IlOO 'le Bïirtofini niéronlenln vivement. Mata testa, parce qu'elle «onîranait ses desseins. II en témoigna sur-le-champ son ressenti* en faisant proposer, le fi, par Cencio et par un secrétaire d'Etienne Colonna à Fernand de (îonzague de traiter, Fernand ea Baccio Vaîori de préparer avec eux un projet de convention aux termes de laquelle Florence conserverait sa liberté, maïs à condition d'accepter le rétablissement des Médieis; *>n outre Fempereur réglerait» dans le délai «le quatre mois, la forme <lu •rnemnil. des Florentins. Mais rien ne fut conclu avant que le eût donné son avis* D'ailleurs toutes les dispositions avaient i^e.5 par lui. grAce aux négociations secrètes qu'il entretenait avec Malateata par L'intermédiaire de Galéas Baglioni, son de Dominique Onturiuni, son camérier il M I El testa voulut faire ratifier par la Seigneurie les préliminaires que Cencio loi présenta; non seulement elle refusa, mais elle Jui intima Tordre n re les préparatifs immédiats pour une sortie. Lui aussitôt récrier el de déclarer qu'il était venu à Florence pour la sauver, non pour la perdre : bref, il offrit* par lettre du s i#ftt, m démission, motivée sur les arguments que nous connaissons déjà: Ittaoque de vivres, supériorité numérique de l'ennemi» impossibiibsolue de tenir plus longtemps et, par suite, nécessité d'un mmodenaent. Pour lui, il ne consentirait jamais A s'associer itre Buspeodu aur la ville (8).
Persuadée que les troupes ne violeraient pas le serment qu'elles nt fait de lui rester fidèles* la Seigneurie n'hésita pas à ach congé à l'instant même (3). Cette décision mit le Comble à >a fureur; il frappa à coups de poignard Niccolini, un des deu\ aires chargés de ta lui notifier* Ke ne fut pas
touL Comme les membres du gouvernement avaient fait avancer
(!) Lettre de Mai A l'empereur, du 10 août dans Gayisgos, p. 68î;cf. Varghi, i M coi U9
La testa de celte lettre, également signée par Etienne Colorina. est dam VaacMl, i M <.-nL4i(Mil Gf Chronique anonyme de Florence, ms Udu fonds Ltatttn de U Bibliothèque nationale» p. <î7f.»
{Z} Le texte est dans Valent, l XL coi *ii
sur la place seize des chefs de la milice bourgeoise afin de se saisir de lui, Malatesta dirigea une partie de ses troupes sur les bastions, en envoya une autre pour enfoncer la porte Saint-Pierre Gattolini, chasser le capitaine Altoviti, qui la gardait, et tourner l'artillerie contre les habitants. La moitié de la milice s'étant retirée, il menaça d'appeler les impériaux dans la ville si le reste approchait. Enfin, au rapport de Jérôme Benivieni, Malatesta aurait obtenu de Fernand de Gonzague un sauf-conduit pour, avec les personnes qui désireraient l'accompagner lui et ses troupes, s'éloigner de la ville avec armes et bagages et traverser le camp, trompettes sonnant et drapeaux déployés. Lies Allemands et les Espagnols, en rangs de bataille, attendaient, près de la porte, pour pénétrer dans Florence, le moment où il l'aurait quittée il).
Les menaces de Malatesta produisirent leur effet. La milice se dispersa, et si quelques « enragés » parlaient encore de périr en combattant plutôt que de se rendre, le nombre en devenait de plus en plus restreint. La panique commença à gagner la population, qui entrevoyait déjà toutes les horreurs du sac de la cité; les églises et les palais furent envahis par ceux qui ne pouvaient pas trouver au dehors un refuge en lieu sûr; le mot de capitulation circulait parmi la foule : peu à peu on s'habitua à l'idée qu'il finirait en arriver à cette extrémité; enfin on admit le principe d'un accommodement qui aurait pour bases la sauvegarde de la liberté de la ville, le respect des citoyens et de leurs biens, l'amnistie pour participation à la guerre, l'oubli réciproque des injures et l'observation de la convention par Fernand de Gonzague en sun nom et en celui du pape et de Fempereur.
Le H aoiU au soir. Malatesta était rétabli dans son commande ment, et son conseiller Bartolini dans ses fonctions de commissaire. Ce ne fut pas san< quelques protestations de la part des intransigeants: des troubles furent même sur le point d'éclater. Mais Malatesta s'était entouré de partisans — les habiles — prêts à le défendre. <> qui faisait surtout sa force, c'était la crainte
il) I'uImw »lan> Franct<'mo Ft-rrucciv. p. 460-463. Cf. Varchi, I. XI, col. «3; Clironitjue amuixme de Florence, ms. 15 du fonds italien de la Bibliothèque nationale, n. c»Sî).