‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 202 sur 239 · L XI · texte numérisé non relu

L XI

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aerre qui avait coûté aux deux partie peut-être plus de vingt

mille existences (4), tant par le fer que par fa famine et les

maladies; car, comme Ta dit Varchi, il ny eut ni ville, ni

château, ni bour^, ni village qui fle fût saccagé ou endom-

Ferrucci n'eut pas la douleur de voir sa patrie humiliée, meurtrie, pus plus que Philibert n eut la satisfaction de jouir d'un succès qui achevait d'assurer a Charles-nuint la prépondérance matérielle et morale sur L'Italie, inecès qui était ion oeuvre, Bien différente a été leur cause, mais la même mort glorieuse a grandi le vaincu à l'égal du vainqueur.

L'empereur recul, le 9 août, à Augsbouxg, la nouvelle que le prince avait été tué à Gavînana. Il s'empressa d'envoyer Norton!, entilhomme desa maison, à Philiberte de Luxembourg lui porter

s condoléances pour la perte cruelle qu'ils venaient de faire, elle, d'un (ils aimé, qui était son orgueil et le dernier des Clinton; lui» d'un brave et loyal serviteur, d'un ami sincère (3). Ce devoir rempli, ses regrets ne semblent pas avoir de beaucoup dépassé les limita d'une simple démarche de politesse; car, de même que le n'avait pas cru devoir faire célébrer à Rome une cérémunie funèbre pour le repos de Tàme de Philibert, sous prétexte que cet honneur n'était réservé qu'aux rois(4>, de même Charles-Quint ne trouva pas dans la cassette impériale de quoi subvenir aux frais de transport des restes mortels de celui qui avait sacrifié pour lut el i lément VII sa jeunesse, une partie de sa fortune et sa vie, Sollirih par de Guerres de fournir à cet effet quelque provision, il répondit à Chanlrans, du Vernoy. JJinteville et Fallerans. qui . n.»nl chargés de la pieuse mission d'accompagner le corps de Jeur maître : ■ Il n'est possible de si prestement y pourveoir et

il \ \l. coL 448, évalue à 14.000 hommes environ el h 500 eajn*

des morts de l'armée impériale et à O00 celui des Florenlui» Ces t.liiUrea sont véritablement e*,i^

L49. — Le camp fut levé au commencement de septembre. ». voir Frtinct'tro Ferrtueio, p. 399.

du 10 ri du U août. Pièces jut tilicatives. n" 367 ul 3G&; Arrhives I* A 'iT, Jinnaî. s Vrdùv es du château d*Arlav pour tt*SW . RâJVOAXT, |' W.

(4) Li-Upc de Mai a l'empereur, du 10 août, dans QâiAjfeftf, p- G#t.

sans retarder vostre voiaige, comme pourroit convenir, puisque desja estes en chemin (1). » Vers ce même moment, les Florentins, reconnaissants, décidaient, eux, de faire des obsèques solennelles et d'ériger une statue à Ferrucci, décision que les événements politiques empêchèrent de réaliser (2).

Du reste, dans ces circonstances douloureuses, Charles-Quint se montra envers Philiberte de Luxembourg d'un égoïsme qui confine à l'ingratitude. Elle le fit supplier par Nicolas Perrenot de Granvelle, alors son premier ministre et garde des sceaux depuis la mort du chancelier Gattinara; par les abbés de La Charité et du Mont-Sainte-Marie, par Gauthiot d'Ancieret Arthaud de Fallerans. de s'intéresser à elle <3). Elle lui rappelait les lourdes charges que le prince avait contractées « pour le paiement des capitaines et des gens de guerre, en oultre l'argent que madicte dame luy a furny, et que Ton n'a riens trouvé en ses coffres » (4); elle lai demandait de lui continuer, pour lui permettre de faire face aux exigences de son service au comté de Bourgogne, la pension de 20,000 ducats qu'il avait récemment assignée à Philibert sur le royaume de Naples. Au mois de novembre, l'empereur n'avait pas encore pu s'en occuper, faute de temps (5)! Mais la princesse avait été informée qu'il se ferait représenter aux obsèques de son fils. Klle fut amplement dédommagée de tant d'indifférence par les témoignages de respectueuse sympathie qui lui furent d'autre part prodigués par sa bonne ville de Besançon, dont Philibert était vicomte et maire it>>: par les Suisses (7). par l'archiduchesse Marin Lettre du iu août à ces quatre personnages. Pièces justificatives, n* 372; Animes impériales ;« Vienne. P A 97. minute.

(i) Prioritta di <i\uh,mo de Rieei, dans Francesco Ferruccio. p. i60.

(,ïï Lettiv du 19 août. Pièces justificatives, n° 371 : Bibliothèque de Besançon collection Ihivernox. copie: Bennr de la Cote-cTOr. t. II. p. 321.

(♦> Instruction^ à Arthaud de Fallerans et à Antoine Cat. août. Pièces justiticativ.^. n° 376; Arehiv* - du Doubs. K 13o9. minute. Voir ce qui a été dit ailleui-» ip iU'.» et 473» "Ui le^ sommes redues par l'empereur au prince a j un»ni«nt d< »a moi t

l»'i Lritîi- de reiupereiir à Philiberte de Luxembourg. Pièces justificative?. ii 38ô . Ht vu' de la t:»U-d'Oi\ t. II. p. 324-325.

i«î» h« ht erath'ii dt > î!ouvt meurs de Besançon, du 16 août. Pièces justiiieaiivi v h 37o. Aicluve* municipales de Besancon, registre BB 13, fol 499-

(7* l.i Un d.> i\i\,.\« ? « t du con>fil de la ville de Berne à Philiberte de Luieiul«uii^. du 23 a.-ùt. Pi. ci - justificatives, n* 373: Archives du Doubs. E 1397; Hetue de la Cvle-d'Or. t. II. p. 323.

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