CHAPITRE XXI
Jamais la Franche-Comté n'avait vu, jamais sans doute elle ne verra un spectacle comparable à celui des obsèques du prince si prématurément enlevé a son affection. La relation des cérémonies impo&antefi qui se succédèrent pendant plusieurs jours nous a fté heureosement ronsorvtV. Elle fournit la preuve de l'immense popudu glorieux mort et de la considération dont il jouissait. Ce document mérite d'être traduit in Mten&o.
Vers deux heures, les ambassadeurs des Ligues suisses se rendirent au-devant du convoi, qui, depuis Saint-Claude, était accOJXt- 6 par des chantres, des r.ordeliers, les pages, les serviteurs, les laquais du prince et les seigneurs dont il a été fait mention plus haut A Conliège, ib se joignirent è Antoine et à Georges de Luxembourg uuand le cortège fut A environ une demi-lieue de Lons-le- Saunier, il fut reçu par Uené de Nassau, neveu et héritier de Philibert; par les ambassadeurs de l'empereur et du roi de Hongrie, par le représentant de la princesse d'Orange, |<;ir les envoyés du duc de Savoie (1 u du duc de Lorraine, du marquis dWrschoL du Comte d^ FîenneSj ducnmlc de Gaure, du vicomte de MartigueSjde I Wix. du comte de Monlbéliard, tous parents du défunt, et par d'autres princes et seigneurs
Ils étaient suivie * peu de dislance par Antoine de Vergy, ai
ançon; Claude de Longwy (S), évéque de Langre>. Pierre de la lia unie- M ontrevel. évoque de Genève, qui avait accueilli, en I5£5, dans son Hiateau de la Tour-du-Meix. près d'Orgelet, le
l'empereur tir faute* la ttutie*. gouverneur de Bourgogne {comte), due de Gravinet,
prince tie Mrfphtt, cnmfa tU Tùnneri thievre et de Venufre, baron et
eifjnenr tl'Arhiu, No**Tûf, Chutet-th-tin. etc., lequel n TèQê 09 2& ÉIK H IfHÉI,
/rrri, r<ime a [Hm itérant Flmtnte prêt Ptitoyt,
te tien jùur daott$i quinze nui trente — Il nuuique <|u^l<| u> -s p.i^rs à la tin du
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M Lcpo^c, ancirn ,nclnvi>[« de \a .Mi'iitfn cm a è^nï* 'in> - ■ 1 1 donné le
n document oonutirvé dans son dépôt, dêtu les Mémêinê do la
luIalïoM du Jura, 1854H p. 4M-97 H existe, de c< h. ri laiton des copies
~ii Hr ;i i,i Uihliothècjijç de Besançon, collection i liiltii, ancien
foL ^9-irti ri aux archives privées ùe la familu royale dk
d< -s mrulili - di1 la maison du prince i Dijon veadui mx i n*\ avilit pas inoîna ûc huit copies manuscrites de la relation de *«■* archives du Uoubs, E 1301) (voir au>*i Gollbt, coL 1644*4424) éditeur de la plaquette, l*envovfl du duc de Savoie était Gland- d> l ■ nr de Rivoiiv. itj B.
t)Li IV eu erreur Intoinodt! Uongnyfp, 105)* et l'éditeur de la
dîins une note marginale de la page 4
connétable de Bourbon fugitif; par les abbés de Baume, de La Charité, de Balerne, de Montbenoît, du Miroir, de Rosières, de Bellevaux, do Lieucroissant; par des conseillers, des bourgeois et du peuple, non seulement de Lons-le-Saunier, mais du comté et du duché de Bourgogne. A l'entrée de la ville attendaient le clergé et les échevins; ceux-ci avaient un poêle ou dais qu'ils devaient tenir au-dessus du cercueil.
Le cortège pénétra à Lons-le-Saunier dans cet ordre. En tête, marchaient d'abord les clercs et les enfants des écoles, les porte-croix des églises, les enfants de chœur, les religieux, les abbés, les prélats en habits pontificaux, les gens de ville, le peuple, les officiers des terres et seigneuries du prince, les serviteurs des gentilshommes en deuil, les président, baillis, secrétaires, trésoriers, avocats, gentilshommes et serviteurs de la maison de Philibert.
Venaient ensuite les trompettes, avec leurs bannières déployées et pendantes sur leurs épaules: deux hérauts d'armes, puis les porteurs de la grande bannière pontificale et de celle du peuple romain. trophées provenant de la ville des papes et du château Saint- Ange; les bannières conquises au siège de Florence, une enseigne de chevau-lêgers, trente-sept enseignes de gens de pied, toutes traînantes, pointe en bas. Sauf une ou deux, il manquait alors les enseignes do Home et celles gagnées sur Lautrec.
IVs gentilhomme* suivaient, avec les pièces d'honneur du prince . >on epèe. >;i cotte d armes, le collier de la Toison d'or, sa couivnne et >on chape .tu ducal, son sceptre de vice-roi de Naples. la bannière de capitaine gênerai de toutes les itaiies et celle de viceivt vie Napîes. aux arni>ir,*x> impériales, le pennon aux même* armc>. le £.r.àvn à ia i~v;>? de l'empereur. /*/»< omltrr. et sa coriwT.c v^aaîrv pages, m. :u- > sur ies chevaux de Philibert, portaient \ uu >,»n arme: ù rv. le sewui les deux grande* pièces des épaules. le :rv:s.etv.e ie> cx:::-;Ie:> -;: If ieraier les éperons. Le cheval de Kaia :.e. .vuv^rt ie vfl.j-urs ^:-ir. *iait tena en main, précédé de dr..\ h-.--a:::s
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