‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 205 sur 239 · CHAPITRE \\ I · texte numérisé non relu

CHAPITRE \\ I

velours étaient soutenus par quatre gentilshommes, et les iVhevin-

.«palliaient» le dais elevê au-dessus de la litière. Tout autour, vingt-quatre haUebardiara, an Tube courte, la hallebarde pointe en

et ayant chacun une torche à la main. Ils étaient t.'urm^mes entourés de bourgeois avec des cierges aux armes de la ville de Lons-le-Saunier.

Immédiatement après [ecorpl nian h dent Bourgogne, roi d'arme^ de l'empereur, relui qui. eo 1528, avait été chargé de notifier le

Je Charles-Quint à François I"; René dé Nassau., Antoine et

le Luxembourg, 1rs ambassadeurs, etc. Le renvoi arriva

aioai I Samt-I)è>iré. Au-dessus du portail, était un hla?on sur

de huit pieds carrés, bordé de velours noir H aux armes du prince. L'église et la choeur étaient Bottèremect tendus de drap

"ûL avec blason*, de même que les sièges et les bancs desfines à la famille, aux. ambassadeurs, aux prélats et aux seigneurs. Dus le chœur, on avait dressé un riche catafalque, environné de torchères, de cierges, orné de la châa&e de saiot Désiré et d'autres reliquaires. Les restes de Philibert y furent déposés. Sur le cercueil sa cotte d'à nue- <'t son épée, Du côté gauche, aux pieds

Dips, sur une table garnie d'un drap dor, dont les coins

il brodés mix armes du prince (1), étaient des coussins de velours cramoisi di-siines à recevoir le collier de la Toisnn d'or.

uronne et le chapeau ducal, au milieu, le sceptre de vice*

L aui deux extrémités, I 'annet* les grandes pièces, les

elets et les éperons. Les bannières furent mises dans des

râteliers disposés autour du catafalque* Ce jour-là, les vigiles

Furent chantées; après quoi. Je deuH fut conduit dans le même

!-. drop d*or dttui l.i description nou* a èlé corn

I' \nuttntrr du il* parte irw ni dv Jnru puur 18 13, \* iït, §4 p.n U<>L^ET, Diction* géographique hiitûriqv* t i f taiis tique . itu Jura, p. tiu7. - Il av.iit, g

ds el demi des long >nr dix piods moine un pouce dr l,u^< . j hiM'd'un pi salin noir accompagné d'harniîtia. L>

i brochée! tissé d'or très épais, La bordure <1< etatifl étatl releva .iif.,y - > 11 "i i -i sou* Ci croix il- ■ satin rouge on lisait ai lettrée d '■■■ ^o(ii»>i «1 domi <J< h Auteur : RêtiHitxetit in pue*-. Au\ û*\i\

j.ii.iI^i- m ni iV. ■ auleurt, lew

mt<s du prince (lui1 nous avons dejA décrites. ElU's étaient com .i vi.HMM'cvu de \ac<\ mu m couronne do prince, tf

i un Luis droit. !>'( 1^1 partaient des Lambrequin* d'or

i-t d'Htm , d'oti pendait le collier de h Toiaon d'or, formé d< bri<pjoU< »Ce drap Monnaie l<h 17113.

ordre au château des Chalon. Un certain nombre de gentilshommes, des prêtres, des religieux et des hallebardiers passèrent la nuit à veiller dans l'église, où furent dites des prières pour Philibert. Le lendemain matin fut célébré un service avec le cérémonial qui vient d'être indiqué.

C'est dans l'église des Cordeliers, où déjà reposait son père, que le prince d'Orange devait être inhumé. Sur tout le parcours qui la séparait de Saint-Désiré, on avait, de chaque côté des rues, établi des barrières laissant libre un espace de douze pieds pour le passage du cortège. Ces barrières étaient peintes en noir et supportaient des torches aux armes des villes et des seigneurs qui les avaient offertes.

L'intérieur de Péglise était entièrement lambourde de pièces de bois, qui s'appuyaient sur les piliers parés de noir et sur lesquels étaient de nombreux cierges. Des lambourdes descendaient des tentures de drap de deuil, avec, en haut, une bande de velours. Les stalles étaient également décorées de velours, sur lequel étaient attachés, ainsi que sur le haut du drap de la nef. des blasons aux armes de Philibert, espacés à trois pieds de distance.

Le maître-autel était complètement recouvert de velours noir à une croix de satin cramoisi et garni d'un dossier en drap d'or brodé. Après le service à l'église de Saint-Désiré, la châsse du patron de la ville et les autres reliquaires y avaient été déposés. Tous les petits autels étaient aussi parés de drap noir, parsemé de croix de satin blanc. Partout des torches et des cierges avec armoiries.

Au milieu du chœur s'élevait une chapelle ardente de douze pieds de longueur et de plus de soixante de hauteur. Elle avait cinq étapes, dont les quatre inférieurs, en carré, montaient en s'amoindrissant. Le dernier formait coupole et était peint en noir il était surmonté dune couronne dorée et portait treize grande? croix croi>etées ; chaque croisette était destinée à recevoir un cierge; celle d'en haut était au milieu de la couronne et était agrémentée de quatre pommes d'or.

Le bas de la chapelle était flanqué aux quatre coins de tourelles à créneaux et revêtu de velours noir frangé. Les autres étages étaient tendus de drap d'or et de velours sur lequel étaient des

CHÀIMTHE XXI

blasons, Aux piliers, des boucles ou anneaux pouf retenir les bannières des quatre quartiers et aux coioa <le la chapelle de grands chandeliers avec chacun un cierge de cire blanche portant un double ecusson aux armes de Philibert. Enfin autour de lâcha* pelle étaient des écriteaux avec ces inscription* en l'honneur du défunt :

lam lire vis unia capîtquein non capiebal ainietus

Née pu 1er an t HJum régna salis amplu. lem i < ,

Cai subaetft niaims suplcx lrJorotiiiu tendit;

Impia mois péri mit quae iiuUi parlera Rôtit SI quaeris, leetor, quid tegat bic tumulus :

JnUi [itlr$t tnttgruniimitiii, ont rt trient ta militari* mm Ph\-

hhrrtti. Âttmnat principe, hte upHttni «unt.

f (h] Caesori Philtbartiu régna pnraret, l»um parât ab oftu, mors îlli reslilit atra, Que duee Parlbenope tuta servatur ab hoste. Proh doiori huic rapinant fata crudelia virmu Cui veterurn nullus fuerat vïrtutc secundus. lu vida sors neeat [illum?] in primo flore joventae Quetn trrrmmt (îallus Iruit, ipsa Etmria Fort i s

Uun< Parca Indignant necem subire eoeaii

Qui kat tttutûs , niste jxmisfjttr gradwm, pottta U$if siwttl tt Hic* in quo

félicita* et tjhria :

Cffiu mêCâfOl** I', Homtïnormn imperatu Mgfawf , extrema henevoh Ifefid

ample rttr* tut et d*m yloria rerum tmpUmWMrWm m ipso flore jurentae ae%*

Un um* clarimsimi duos qui autrlmc ftteve bmtjùsimo ïutvrvallo uie siqueren°-

Iitr. cutnqnr. pacola Italta, Oriêntit rtÇfUt iiivader? pniuian anima statuh-

htu ' ipso apparotu tnterii, morU'tn towett tjfariosam oppetti ri pote qui

pmgnMmda ne dtôtdtndc mm ûictoriam GaataH U unistrtQ orbi H toufariiMi t luctum retiqnrrcm Hoc te rolebam icire et cnm dofore. Vak

micm mortii tontemptor jac-et ri mon rata secum^ ii vinritur foutît mort

Ci -ist le seul deprîsant la mort) La mort aussi vaincue et diffamée « Pourquoi jr< dîa que d'elle fust phn forti tttf li mort Lrimuptie renommée lî).

i incomplot* d«» même que te testa latin qui -uit, v. nûè, est Incorrect en plusieurs undrûits.

ml p.i^ rapportées par La Pisa* — Cette detttièM

•■■ finate du reeuuil intitulé . Corw&tat&riû f). Giibfrti Cognaii É ta suite du 0* antique *t"t" Burgundi&t tibtr, *h* Guillaume Paia- \u\ iiu«it p i;ï9.

Vingt-quatre torches en cire blanche, avec doubles blasons, entouraient la chapelle.

Au chœur, les stalles et des sièges furent réservés, d'un côté, pour les personnages apparentés à Philibert; de l'autre côté, pour les autres princes et seigneurs; en regard des premiers, était an banc pour les ambassadeurs de l'empereur et du roi de Hongrie, le représentant de la princesse d'Orange et les envoyés des ducs de Savoie et de Lorraine; vis-à-vis, était un second banc destiné à l'archevêque de Besançon, aux évêques de Langres et de Genève et ani ambassadeurs des Ligues suisses. Stalles, sièges et bancs, chaire à prêcher, etc., tout était recouvert d'étoffes de deuil. Au-dessus des portes d'entrée et du chœur, de grands blasons carrés, de huit pieds, entourés de velours noir. Sur le jubé avaient été posés deux râteliers pour recevoir les bannières : celles du prince étaient tournées vers l'autel; les bannières conquises, vers la nef; enfin, au coin du grand autel, du côté opposé au « deuil », était un autre râtelier pour les bannières et pièces d'honneur qui devaient, selon la coutume comtoise, être laissées à l'église.

Le 24 octobre après-midi, le « deuil » s'assembla à Saint-Désiré, pour aller de là à l'église des Cordeliers, où les vigiles furent célébrées. Le cortège suivit l'itinéraire marqué par les barrières dont il a été parlé plus haut et sur lesquelles furent placées quatre mil!'3 torcha armoriées, offertes par les seigneurs et les villes, sans compter celles qui furent fournies par la maison de Philibert. 11 était composé de la manière suivante, sous la conduite des maîtres des cérémonies de Guerres <T), de Montfalconnet, de la Barre &), Rougier de la Verrière, de leurs aides Verdelet, Guillaume Bretin. Piquet, valet de chambre, et Helin Tornin, fourrier du prince.

En tête, marchaient, pour faire place, des sergents de quelquesunes des seigneuries de Philibert, puis les clercs des écoles, avec leurs régents ; les croix, suivies des enfants de chœur, les religieux, les chapelains, les chanoines, les chantres de la chapelle du château et les prélats en habits pontificaux;

(1) La plaquette porte : « les soigneurs des Guerres de Montferconnet. » H s'agit évidemment de de Guerres et du sieur de Montfalconnet.

[2) A la suite de la liane, elle ajoute : « et pour leurs aides RougierdeU Vrière. Verdelet. Tolin. Tornoy. Guillaume Bretin et Piquet. »

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