‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 21 sur 239 · chapitre: il · texte numérisé non relu

chapitre: il

rmt en triangle, le quart en table et le cinquiesme en puinrie, pour sur icelles pitres faire un emprunt de loîîl) livrai pour convertira despenft* que faisoit présentement ledit prince a la cour de rnner l . Cette somme avait été avancée par un marchand (S).

Le COrtple de Ploisy nous apprend que Je prince et la princesse 1 < «range passèrent sept jours à Tours, que Phil inerte, malade, y fut soignée par deux médecins et que. le 2o mars, 3 écus d*or liés aux Carmes de celte ville • pour le pardon qui y ealoit pour Madame i. Le 22, le prince joua avec la reine* A la fin du mois» sa mère quitta Paris; tut retourna à Saint-Germain (8). Pendant qu'il était choyé à la cour, il avait, au chapitre de la ■ l'or tenu à Barcelone, au mois de mars-, été proclamé chevalier de cet ordre célèbre avec quatorze autres des plus grands personnages de l'Espagne et de l'Empire. Parmi cent qui furent, le •ne jour, honorés de eetle distinction, je relève les noms deChrist II, roi de Danemark, et de Sigîsmond !*% roi de Pologne (-4), nomination ne fut pas pour Philibert une surprise, puisqu'elle lui était annoncée depuis quelque temps déjà; mais s'il en I quelque joie, elle dut être singulièrement tempérée par UQ6 longue note du roi de Gratifie qui lui fut apportée à Ja cour par un envoyé spécial Chaque ligne de cette note laisse percer .aise humeur. On voit, en Ja lisant, que Charles pressentait I' un rival u ta couronne impériale et qu'il était Irrité des longues et fréquentes visites du prince à la cour de France, Il lui rappelle que, outre le collier, il lui a atlrikie une pension de tJHJO Francs par an* qu'il n*a par conséquent pas besoin de * chérit mire service, sort ou parti if qu'il lui a donné charge d€ gens • i ovaires du comté de Bourgogne; il l'informe

qu'il lui Fera payer une année de sa pension; il s 'étonne qu'il ne tU pif plus d empressement à aller recevoir les insignes dont

PhiUb*tidi Chaton, \> 10 Cf. aux Piéees jusiiticîalives, a# 7; Ar- 13U&, un document an&lo > 4 ., n> es iuatiiicjitjvfs, J — î/acle d 'aliéna Lion des hijoa« t-»t tndiqut) ilarie l'Inventaire do la maison de CI m Ion i, t. II* M 33. de Ckalont p. 45, Pièces justificatives. J. Duvernoy, col 1M-'

s'honorent les rois, les princes et les archiducs, et qu'il demanc pour cela un délai; il veut bien consentira attendre encorejusqu la Saint-Jean de 4520. H lui exprime le désir qu'il retourne le pli promptement possible au comté de Bourgogne reprendre se gouvernement, et lui mande de dresser le ban et l'arrière-ban c tous les nobles du comté. Enfin il ajoute que, s'il fait son devo comme il y est tenu, lui, le roi, le protégera, ainsi que si biens (4).

Il n'y avait pas à tergiverser, car cette lettre était un ordre. Ph libert dut s'exécuter. Il quitta Saint-Germain pour rentrer à Ble terans, où il arriva le 44 mai 4549 (2). Ce qui put le consoler c cette démonstration de mécontentement de la part de Charle c'est qu'il emportait de François !•' une promesse formelle c recouvrer bientôt déÛnitivement sa principauté d'Orange. L< démarches qu'il ût pour obtenir ce résultat sont exposées dar un mémoire qu'il remit plus tard, pour l'empereur, à Jean Boi temps, son secrétaire.

Le 44 juillet 4519, François I,r expédia au gouverneur, au Pari ment et à la Chambre des comptes du Dauphiné de nouvelle lettres patentes prescrivant la restitution pure et simple à Phil bert de sa principauté d'Orange, c ... Ayant aussi esgard, dit-il, < considération au contenu des lettres que nostredit feu seignet luy octroya, cy semblablement attachées, les services qu'il et se prédécesseurs ont faits a nous et a la couronne de France et la prox mité de lignage dont il nous atteint, et pour autres grandes < raisonnables causes et considérations a ce nous mouvans, avor de par ces présentes dit, déclaré et ordonné, disons, déclarons <

(1) M. Sandret, se fondant sur un passade de l'abbé Guillaume (Hittoire < Salins, t. II, p. 48 et 61), dit (p. 16) que lo roi Charles, dans un mctnoii signé de sa main, le 2 décembre 1518, déclare qu'on no presse pas le prin; d'Orange d'accepter la Toison d'or et qu'on lui accorde un délai, niais qu désire qu'il se retire dans son gouvernement de Bourgogne. M. Clerc. Phihbe de Chalon, p. 10 et 11, a publié le résumé d'une instruction, du 3 mars lai1 qui contient les mêmes prescriptions. A cette dernière date, Philibert était la cour de France: il n'y était pas à l'époque indiquée par M. Sandret, pui qu'il ne partit de Nozeroy que le 29 décembre. — Voir aux Pièces justiûci tives, n° 16, un document du Itimirs loi!) se rapportant à cutte même atTain Bibliothèque de Besançon, collection Chifflet, ancien n" 51, fol. 19-20 — Dm une copie conservée aux Archives particulières de S. M. la reine des Pays-Ba ce document est, par erreur, daté du 15 mai 1518.

(2) Cleiic, Philibert de Chalon, p. 45, Pièces justificatives, I.

Page 1