‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 219 sur 239 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

ien§ étroits de parenté les unissaient, Philibert et lui ; qu'ils étaient tresque du mémo âge et qu'ils avaient vécu assez longtemps ■oseinble. En outre, le prince lui parlait avec l'autorité que lui doutaient les services rendus et un dévouement sans borne- A ce point le vue, ses lettres sont admirables. Aussi sa conscience se révoltaitelle devant les menées tortueuses dont il était le témoin et presque le complice involontaire, S'il nTeût dépendu que de lui, ta guerre contre 1rs rim qu'il considérait comme profondément

injuste, 0*041 pas eu lien; il la conduisit avec une répugnance non ée. Tant qu'il resta des soldats de IVmporeur i commandai . il marcha; il paya de sa vie l'accomplissement du devoir. Il eut du moins en mourant la satisfaction d'avoir laissé les destinées de I .innée entre les mains de celui de ses capitaines qu'avec Jean d'I'rbina il appréciait le plus, parce qu'il était te plus brave et le plus intègre, Fer n and de Gonzague.

Les traîtres, il s'en servait, mais il les méprisait; il estimait certainement plus FerrueeLson adversaire, que Malatesta, Morone, même Doria, ou certains agents florentins du pape attachée aux trou]

Au COUTA de cette biographie, nous avons vu déOler bien des personnages. Nous les avons présentés, d'un côté comme de l'autre, tel> que leurs actes nous les montrent, san* aucun préjugé, en toule impartialité. Parmi ceux, que leur rôle a mis en évidence, H y en a qui nous sont apparus comme de tristes caractèr d'autres auront singulièrement perdu de leur prestige, tandis qne des obscurs ou des oubliés auront gagné à être connus. Dans cette infernale chevauchée qui a duré quatre an-, Philibert a eu des u\ pour le courage, l'abnégation et le dévouement^ mais aucun n'a fait preuve d'aptitudes aussi variées et au--i étendues Ce n'est pas Béatement comme homme de guerre, c'est encore comme négociateur que. selon l'heureuse expression de Brantôme, il a clé « non pair §, Le pins éloquent panégyrique qui puisse être fait de lui est dans le diplôme de Charles-Quint lui conférant la dignité de duc de Gravina et de prince de Melfi. 11 retrace en quelques lignes et toujours avec la note juste sa irop courte, mais si brillante carrière, depuis La prise de Tournai jusqu'au siège de Florence; il rappelle sa vaillance juvénile unie à une remarquable prudence,

son activité, son endurance, sa bonne humeur, son habileté à se tirer d'affaire dans les circonstances les plus difficiles, son mépris de la mort, son sang-froid lors des mutineries de ses troupes, les blessures qu'il a reçues, ses victoires : Rome, Naples, A versa. • Nous manquerions, dit-il, à tous nos devoirs de souverain et d'empereur si nous ne récompensions, ainsi qu'ils le méritent, de pareils services (1). •

C'est aussi, hélas ! la condamnation de la politique de François 1". La perte de l'Italie et celle de sa suprématie sur l'Europe fut en partie la conséquence de l'inique confiscation de la principauté d'Orange.

(1) Pièces justificatives, n* 342; Melgla, fol. c vm 5.

Préface.

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