‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 37 sur 239 · CHAPITRE tll · texte numérisé non relu

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de Gîraud l'Ami, à Lagne*, a Hohions et à Saint-Saturnin, menaça» ont la principauté M).

Apres les bandes de Bayard, ce furent celles de Marc-Antoine \ et celles du maréchal deChabannes, seigneur de la Palisse. qui l*s rein placèrent A Orange - 2 . ijuand le roi passa à Caderousse, ou Ici syndics et les conseillers d'Orange allèrent lui présenter lit 6l«fa de ta ville, il y eut ;'■ pourvoir à l'entretien de ses troupes (3). Boita ta gèm d'nnnes du marquis de Saluées* puis ceux de Lorenzo, plus généralement connu sous le nom de Range de Ceri, Unirent (juin 1888 jusqu'au mois de février 1526 au moins) -n m malheureux pays fit. Que de fois les sujeU du firînce dure»! ii iU envoyaient de temps à autre à

sa mère. quelle joie ils durent apprendre la nouvelle du

traité de Madrid qui les rendait A Philibert de Chaloral

Hais pour eux tes bienfaits de ce traité ne se firent pas sentir nt; nom vivons par tea délibérations du Conseil d'Orange que, le 5 décembre 1637, U écrivait encore A ta maréchale de CbAtillon pour la consulter sur les affaires de la ville (5). Il n'y a pas lieu de s'en étonner, car, en ce qui concerne reiécu- ■!•• l'article 32 du traité, relatif à la restitution de la princi-

Blé, François I" lit preuve de sa mauvaise volonté ordinaire. Philibert lui adressa des remontrances, mais le rot lui répondit

e l'affaire méritait d'être étudiée A fond et qu'il eût a établir droits de fiouverain été. Ost aiors qu'il fit parvenir Al empereur

mémoire dont il a été plusieurs Un> question, en le priant de

ppuyer auprès «le l'ambasaadeur du roi.

On sait que si François Pr fttftfiâ le traité di Madrid i par force contrainte », dirait-il après l'avoir déclaré ■ nul et de nul effet t> Hait avec L'intention bien arrêtée d < luder tout ou partie de

ut A peine franchi ta frontière et était seu-

(t)fiB H, foi 75 f 3a mai 1

■ ? . fol m. SI et HM'i mai r'3 et 16 mai t5*4> Ihid Jitl iftt ot l32^7aoûleL 18 septembre t&i+). — Û'apre» 1© 1MU*qu* (p. 3H7 et :i«H> nous vu>on> que ce prince fut 4 Cadejtto 4 tt flo il'Ariût, le 4 et le 6 septembre 15Ï4.

k) El LE U, tel, IS|«t ^t3 BH i *, foi. SO.

4 pape Gèmcûl VU fut le premier à approuver François i" de no pas

lement à Bayonne, où l'attendaient sa mère et la cour, qu'il disait à un des envoyés de Lannoy, vice-roi de Naples, ne pouvoir aliéner le duché de Bourgogne sans l'assentiment de ses sujets. A cette nouvelle, Charles-Quint s'emporta et commanda à Lannoy de se jeter sur cette province avec un corps d'armée espagnol. Encouragé dans sa résistance par les députés des États et par un certain nombre de grands et de prélats français, le roi refusait d'abandonner le duché, mais, en compensation, il offrait 2 millions déçus. De son côté, Philibert avait reçu l'ordre d'aller, accompagné de Laurent de Gorrevod, comte de Pont-de-Vaux, grand maître d'hôtel de l'empereur, et suivi de 600 hommes, en prendre possession (1). Mais Lannoy rencontra une vive résistance sous les murs d'Auxonne, vaillamment déiendue par sa garnison et par une noblesse considérable. Sur le point d'être attaqué pendant la nuit, il fut prévenu par une servante d'origine comtoise, nommée liildeberge, et put s'échapper à temps; son arrière-garde fut très maltraitée. Les habitants d'Auxonne exaspérés se ruèrent en foule contre la maison des maîtres de Hildeberge, qu'ils soupçonnaient d'avoir été d'intelligence avec elle, la démolirent et ne leur laissèrent la vie sauve que grâce à l'intervention du maire et des échevins.

Les troupes espagnoles étaient venues se réfugier aux environs de Dole. Leur présence pouvait attirer non seulement sur cette ville, mais encore sur toute la Franche-Comté, de graves calamités. Une invasion française et avec elle toutes les horreurs de la guerre étaient à craindre. AÛn de détourner ce fléau de sa patrie, Philibert jugea bon de convoquer, pour le 22 juillet, les États à Arbois et de leur demander de voter les subsides nécessaires pour obtenir la retraite des Espagnols. Arbois, Salins, Poligny, Château- Chalon et Lons-le-Saunier furent frappés chacun d'une contribution de 400 francs. La ville de Dole, qui avait eu à supporter de

exécuter les conventions du traité de Madrid. On trouverait « quelque moyen honnête et raisonnable pour s'en dispenser ». Cet édifiant document est publié dans Champollion-Figbac, Captivité du roi François /", p. 530-532.

(1) Lettre de l'empereur à Philibert, du 15 février, et lettre de Philibert à l'empereur, du 16 avril; Pièces justificatives, n°» 56 et 57; Archives du Doubs, E Chalon. supplément 1 ; Revue de la Cote-d'Or, t. II, p. 309; — Archives impériales à Vienne, Documents diplomatiques, liasse 1, original.

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