CHAPITRE PJtEMIRH
son père était dans un tel état il-1 raibteosfl que des serviteurs durent
lui apporter le nouveau-né; ils le déposèrent sur son lit* A l'as*
t être clirtil, dernier représentant maie de la ramifie des
Chalon. Jean, les larmes aux yeux et des sanglots dans la voix,
« Pauvre enfant, tues le tard venu, i Puis il exprima le désir de voir la mère, Ses feflimea la prirent dans leurs bras et l'apprû-
nt du malade, La scène qui dut se passer alors, il egfl facile delà deviner, A la joie qui. dan- toute autre ciirunMance, se Tût : i'nE place des sentiments fort différents, de bien graves préoccupation!, Oubliant sa situation, il demanda à Philibert? de ûc pas abandonner leur enfant et de se dévouer à son éducation; elle le lui jura (I |, Hoilti d'un mois après, entre le 6 et le 12 avril, il rond-ut le dernier soupir (2). Les réjouissances publiques, tes
ii» mari l l indïqive en toutes lettres, Celle date e&f lixée par la déposîiion d'un Lémotfti Pierre de r loi* y. dans une enquête de justice qui eut lieu m 1588 Pli <l. " gentier di ta prioci weel du priac€ d'Orange, dèVIaiv formellement
Philibert > si Dé te 18 ; * Le déposant te sait., iJiUîl. parce qu'il joui
■il1 i de Flandre*! qu'eatoïl le ^endredy Qvant Pasques Hoi iis ÛLSAC,
iff, p !*.!, d'après l'enquête conservée au* An-htvi-s du Douta, fonds de Chalon, lellre S, n" H8 de l'ancien classement, et PhUibwt de CMon, p.i, — lin en qui concerne le lieu de naissance, Jean de Uêmiul. un d< -s déposants de l'enquête, dit qtiHl !♦♦ sait, « parée qu'il esloit au Lieu de LonsdeSaul- Btrr, ou mourut uieeiire Jehan de Chalon et t'ust né uessirc Phi h
fat.» 23; Phtiibnt tteCluU**, p. 8. H ajoute : « ,.. Et fut affourte*
lout Dud raeajire Philibert a messire Jehan de. Chalon, estant au ht de ta 10 fj,, p. 21 et p. 3,
p du prince, est souvenant que* deux ou troll
ipaa de metaire Jehan de Chalon* messire Philibert Jui fut
lequel, quand d le vit, le print a plumer, vl dit qu'il esioil tan!
\<mir.t manda illustre dame madame Philibert*' da Luxembourg, Laquelle l'on
nppourttf pour ce qu'elle ne Un sot I que sortir d<' geJJZU , hiqui lf>' il prti dr ne
Miu'ill' accorda. »{Enquei ES, Clrrc, Jsttofrft'meimtt,
rt df ChillOH, p
le Chalon avait, le <î avril, fait son testament * en nostre ebaatel dé
Lonsde Saulnui, en laehamhre citant en lu tour prés ta galerie devers Je soleil
«fit - H laissait | pbi Liberté t .âU-0 livres de rente sur ta eauQ tins,
i» francs, ,i chacun de bm serviteurs luo éooai etc 11
instituait pou ta Philibert* et. dans le cai où eelui-ei ou sa i
rraient sans enfants, ili aéraient substitués l'un à l'autre. Jean
deumnde £ |i i ton*! jours plus tenue d'avoir no/ entîanls el
re recommandation, lesquels dY tout noel
commando?! El il ajoute « Lit en ca> qo «iprcs aux
nous voulons que dés lors ladtcte somme (île l.SQU Ji\rc*de
>\q plain dmie t a nostre h apiês nommé. Voir aux
n* l.d'itpri I appartenant à M. le duc do Bauffre-
Luxiuu bourg, du M avril, annonçant a la reine
Anne la ni*» tu. Lesiament, qui eiitte en de nombrem eiem*
PHILIBERT DE CIIALON
usions et les feux de joie qui, dans les immenses dom É6i Chaton, avaient salué Uk naissance du (il* i ! ) as tardâtes à être suivis des cérémonies funèbres célébrée* tin f honneur du père I
Dèfl k berceau, Philibert se trouva donc être un des plus puis.— -,iui> seigneurs de son temps. Outré sa principauté eTOrtnj avait des possessions considérable*, non seulement en Franche- Comté, maïs encore dans le duché de Hourgogne, en Bresse, dan* le Bugey, en Dauphiné, en Champagne, en Flandre, en tagne, etc.; il était dit comte de Tonnerre et de Pantblèvrt Mais U succession qu'il recueillait était aussi lourde qu'étaient mmibrrui ses titres et ses seigneuries. Sous [a tutelle de sa mère (J), il eut pour curateurs Antoine de Lo&gH J teigne ur de Ituhoo, et Simon de Courbouzon. Guillaume de Neufch&lel, seigneur de Montront], exerça, en son nom, les fonctions de lieutenant général du de Bourgogne jusqu'en 1505. Philiberte de Luxembourg sembla avoir été investie du gouvernement de la Franche-Comté d mort de son mari.
Si Jean IV de Chalon avait été un vaillant homme de guerre, il ftVtit, par contre, été un médiocre administrateur de ses biens» Sun braifl de maison lui coûtait fort cher; il dépensait l'argent à pleines mains Quoique pensionné pif Louis XII atparl'amj HaximtHen, il était gêné chaque fois qu'il devait entrer en cainpSgne, Alors il empruntait sur gages et donnait des terres en parmi lie Mais sa signature, pour me servir d'une expression moderne, avait fini par être discréditée au poinl que les prêteurs préféraient celle de ses serviteurs. Dans une enquêta de 1528, ceux-ci. décla-
l'i.m-eaen copie : aux Archives du Doubs (E 4320}, siix Archives rutUonalnn el au obàteau d'ArJay, a èlè publié par M Sâudret, p. 7S-8Q. La minute dei mitra* tions remises tiu iiiûib d'août 1530 pur l'IuJibcrte de Luxembourg à Àrll Fallerans et Antoine Cat pour empereur au sujet des o&Sèqitsa du prince d'Oiasgs [inihjiir qu'il avait trois lamaloea an moment iWi» min ta. * (Archives du Duubs, E i309i. LYpltapha tJe Jean de Cluilou, conservée au musée de LotiH-Ji -JiuunicrP poil*' «pul mourut lu -'• S*ril 1501. Il|jw sxpti<iusr écart, il convient de dire SU'ills fui Tuile ver» 1531, lorsque Philibert* lit corn* — lui-Mi < r la tombe it telle de Pbitibart.
(I) Voir dansDliac, É4UitHUtmtmttt p 2*» lu déclaration de Jean Charolaïi,^^ de Not-arovi
(S) ftur Jean i\\ volt La Prse.p, 138 152
(I) L'aele d'ieospttUon de la tutelle de aes enfants par Philiberte de Luxeœ
urg est du 29 avril 1501 (Archive* du Dûubs, E \'4È6)>