‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 98 sur 239 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

même au mois d'août Baglioni aurait été tué dans Naples même, où toutes les maisons étaient en état de défense (1)-

Santoro raconte avec plus de détails les circonstances de la mort de Bêgtioilî, qui aurait perdu la vie daos une attaque conduite par Jean d'Obiua, Ripalda et d'autres capitaines de Philibert, et arrêtée par les comtes de Conversano. de Vcnafro et de Monteri- 0, par le marquis de Montesarchio et par Baglioni. C'est vers la rte de Saint-Janvier que celui-ci aurait été frappé è l'épaule d'un coup de hallebarde par un Basque qui ne l'avait pas reconnu. i il dit que cette escarmouche eut lieu la veille de la Pentecôte, par conséquent le 30 mai, puisqu'en Tannée 4528 PAques était le 12 avril; l'assaut de la ■ camisade » aurait été donné le soir du même jour (8). Il serait assez; difficile de savoir qui, de Bosso ou de Santoro, a raison, si nous ne trouvions dans une lettre de Ferez i IVnipereur, du 25 mai ($), que Baglioni était du nombre des NO hommes mis hors de combat du côté des Français. Ferez Eté à et i événement une autre date, le 23. Le même document nous apprend que. chaque jour, les troupes faisaient des incur- - autour de la ville et ramenaient du bétail et des prisonniers; le 25, l'ennemi eut un capitaine de oO lances tué (4),

Ces engagements partiels n'étaient pis sans faire ries vides dans

les rangs des Impériaux, mais ils étaient à peu près comblés par

des enrôlements plus ou moins volontaires de Napolitains, qui,

-sant plutôt à leurs intérêts qu'à leurs sympathies, se joignaient

1 BBX dans les sorties contre le* troupes françaises (5); ils avaient

résultat de tenir en haleine Allemands et Espagnols et de les

empêcher de se muliner Une bonne nouvelle, apportée à Neplei,

. par un gentilhomme ferrerais, nommé Sigismond, raffermit

leur courage. Georges de Frund&bei \ndré del Borgoannon-

Naptes sur parole ou sou» caution, afin de Irai ter de sa D ' i <Ji < i Ile de ses compagnoDs faits prisonnier* à la bataille navaîr du hvpoUièse est peu probable, Ferez n'aurait pas manqué <i i o ml Mi' ruer 1 empereur,

(I) ftnaao, p. t\ Sur la mort de Baglioni, cf. GuiCBaunts, I. XÏX, fol, 333 v*, ' M.

Ekm IJ.ivamîos, p. 693,

Lattre de Ferez & l'empereur. du 26 mai, dans Gatavgos, p. 394, (3l Et ! : »iUNV>NEp t IV, I XXXI, p, îtT.

e aérait plutôt Gaspard de Frund&ner^ fîU de .Georges. Ce doit être une erreur de Ferez.

PHILIBERT DE GHALÔN

çaient que, le 42, les renforts allemands étaient dans le Mantouan. qu'ils avançaient à marches forcées, qu'ils traverseraient le Pô sans rencontrer de résistance, que non seulement le pape, qui avait donné à Sigismond une escorte pour raccompagner ii Orvietu I Giffe, leur fournirait des vivres sur le territoire pontifical, mais que le duc de Fer rare, son maître, et le marquis de M an loue feraient de menu (i)* Cette nouvelle fut accueille par des réjouissances et des illuminations. Philibert renvoya Sigismond avec ordre de faire presser l'arrivée des Allemands 1 1

Leur secours aurait été très efficace, car, d'après un document émané de Jean de Salzedo. capitaine espagnol, qui demande à L'empereur à prendre sa retraite, l'effectif de l'infanterie était à la date du 29 mai, de 6T000 hommes, avec 60 capitaines, — sel m. sedo, 20 auraient suffi, — p&jél chacun 40 ducats par mou * alfereces » ou officiers d'un grade inférieur et les sergents étaieat en proportion, ceux-là recevant 15 ducats, ceux-ci 8. Il y avaiL te outre 80 tambours et 40 trompettes, h K ducats par an ; Hi\ * physiciens ■ (médecins] et clercs (bas otlîciers d'administration, cocumis aux écritures), à 3 ducats par mois (3), Deux jours plus tard, le même Salzedo et d'autres Espagnols signaient une pétition pour la mise en liberté de du Guast, et Alarcon priait Charles-Uuint

il) Le duc ue IVrrare, qui avait abandonné la cause de l'eropcr rallier à la ligue, ainsi <|u'il ■ été dit plus liai il (p. 160}, semble élre depuis resté neutre, Le marquis de Manlom . p . i avait aussi pria |ki rt i pour (voirp. tûO), m lit pas acte db ivers tes Impériaux,

(2) Lettre de Parez à l'empereur* du i5 mai* dan- - Daoi

une lettre du ?3 juin. Nicolas Rainée luit part n Lautrec de li mission de et tfenLilhoiiiifttt qu'il «appelle Si^ismondin. Toujouri optimiste, il pv\ qu'il le<u porte iau* Impériaux] leur alTadiera plus lost le cueur », et

des « mensonges, suyvanl aa paatloo ». dépendant il craint ju« lu lettres de Géorgie de Frnudsherg n'aient pour rrsult.il de foi lerini

lansquenets i plus Longuement la privation du vin et chair qu'il/ ont proiui* aa prince d'endurer *, (Ma. ft\ 3043 de la Bibliothèque nationale, fol M] . - — Cette cnnlîiiui e aveugle de Hsincedans le succès prochain del'arui tétait encore manifestée à propos de la nomination de Philibert rîce-rol, « qui luy pourrait estre de peu de durée, si lourd lansken*>U n autre diUigence ».(Leiiri du S juin à Anne il*- Montmorency, dans pA|iien de Gondé, série IT t. 1J. n 107, du Musée Coude é Chantilly, J EU c n arment pas étrangère aux dê»a^tnrs qui miï virent, car, sur la foi de* terni* gnementfl fournis par Ramca, U situation de Lautroo n'apparaissait pas eo France telle qu'elle était, et on Je laissa trop abandonné à ses aaulri rusources.

(3j Iians Gatangos, p. (i06r

GHAPITIll

lurvoir Je ducdeMelfulu commandement d'une compagnie de ■ rofte i .

Heureusement pour Philibert, Lautrcc persistait dans son idée de réduire les Impériaux par li famine» au lieu de chercher à les écraser, cura me il l'aurait pu; il poursuivait sa chimère, la conquête ou détail du royaume de Naples Depuis son départ de Troùi. il avait vu se soumettre à lui facilement Capoue. Nolu, PouzinûlatCalvi, Hocca <h Mondra.trone (i), Averti. Sorrent*, était rendue après la bataille navale gagnée par Philippin Mais il affaiblissait son armée en y laissant des garnirons.

I villes, il voulut attirer à la cause française l'aristocratie dn ié, il y réunit en partie, « ar les ducs de Slrïanu etde arquis de Monlosarehio et de Quar&U, les comtes de Nola, de Conversano, de Munturiu et de Mureone, Jean-François Arquai iva. fils atné du duc d'Atri, l<vs barons de Solofra, de Mont«Mp»-rlii el Pierre Standards, relui-ei devenu commissaire général des vivres de l'armée fraix, ;âi Bô3 Ifl rallièrent à lu meilleure fut ^rgianoCaracciolo, l'ancien capitaine de Philibert, qui a (iermano à la té te de 2*000 fantassins, de 100 lances et de 200 hommes de cavalerie légère 5 Lfttitrec avait ^ar l'intermédiaire du comte de Morcone, de détacher du parti deferapereur un autre Caracciolo. Jean-Baptiste. Connue «uvre, on lui proposa dea charges lucratives et le lilre lu roi de France. Avec un désintéressement qui lui fait d aulant plus honneur que la fidélité était une vertu rare en ce tel

iina noblement les offres de ttoreone (6). La plus récente Lion avait été celle d Alphonse San^everino, duc de Suuima, I révolté en Calabre, et avait engagé les habitants de cette province à se déclarer pour les Français (Tu Pour l'en recenser, Lautrec favait nommé vire-roi de Calabre (8).

Oti [t. 69<J.

|*iâ«t p ff08

ri.

($i Lettre du mémo au rai

Pendant ce temps-là, les renforts allemands continuaient d'ami cer. Le 3 juin, on savait à Naples qu'ils étaient à San Spirito, non loin de Bologne; Lautrec en avait été lui-même informé par un officier vénitien qui servait dans l'armée française. D'Orvielo te pape avait envoyé un commissaire chargé de leur préparer leurs qunr* tiers et de fournir à leur subsistance, On annonçait en oulrt qu'Antoine de Ley va sYlail emparé de Pavie, défendue par 700 fantassins et 300 cavaliers; qu'il marchait sur Alexandrie, dont fa capitulation ne pouvait tarder, et qu'il irait de là à Gênes, qui venait de proclamer son indépendance. Lautrec était pris entre deux feux par les Impériaux, et il lui serait impossible d'échapper àttfc destruction presque totale de son armée. Le 28 mai, Fernand de Gonza^ue, avec quelques chevau-Iégers, avait attaqué la coupi* gnie commandée par Robert dMubigny et lui avait tué ou pris la plupart de ses gens d'armes. Dans une autre escarmouche, le 30, plusieurs prisonniers avaient encore été faits (1),

D'un autre côté, les espagnols qui occupaient G;n';le es rtoienl sortis, au nombre de 4,000, sous les ordret du cardinal O.donnael du commandeur de La ïtosu, Ils s étaient rendus maîtres de Rocca <iuillelma„ du comté de Fondi, du duché dfl I raietto et de | fortes sur le Gariglianu (1 Le prince de Bieignano et le d CafttTQ Villari, qui étaient en Calabre avec 8,000 hommes, avaient nunplrirmrut défait les Français dans cette provin

Les Impériaux avaient un utile auxiliaire en Y Berticello, un voleur d<- gftfid chemin, qui, avec une cinquantaine de brigands de &u trempe, avait commis toute aorte de mHuh Amnistié (4) I la condition de se mettre à la disposition de Tarra^, il était maintenant à la télé de 350 humines décidés comme lui; il Lit pour principale mission — et s'en acquittait très bien -de garder les défilés, d'arrêter les fournisseurs qui ptSMÎOOt im le camp des Français, de se saisir de leurs convois et d'eiijj

(1) Lettre de Ferez è L'empereur, du 3 juin» dans (Jayanuos, p, G9&-7U4.

l*)!t>iit,, p. 700 ':i di ii .iiAuoix, I XIX, fol.33*v«.

f3> Sawtqiio* p 77-7£; lettre de Lope de isorm è Sanchez. du 14 juin, rtleltit mêliez 4 l'empereur, du 17 juin, diuifl Gayan£0», p 71 1 et 71- Cl p. 39, et lettre do Père/ à l'empereur, du 15 juillet, dans Gatangos, p. TH.

(4) Par Moncn.de, selon Rmn, p. 19, Sur VerUcello» voir Etant» I VU» p. 01, et Parmno, p. H5h

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