Gallia Christiana, loc. cit
2. Les armes décrites par le cartulaire de l'abbaye (Bibl. nat., ms. 284) diffèrent un peu de celles gravées dans le Premier tome d’ architecture . Selon le cartulaire, elles étaient d’argent à un orme accompagné de deux tours de sinople. Berty, Grands architectes, p. 10.
3. Ronsard, Nouvelle continuation des amours. Paris, 1557, in-8°, éd. Blanchemain, VIII, p. 139.
LES MAITRES DE L’ART
Dans une épître adressée au cardinal Odet de Coligny, vers le Ier janvier 1559, il renchérit encore sur la satire :
Maintenant je ne suis ny veneur ny maçon Pour acquérir du bien en si basse façon,
Et si ay fait service autant à ma contrée Qu’une vile truelle à trois crosses tymbrée 1 .
La vile truelle, c’est l’auteur d’Anet et du tombeau de François Ier; les trois crosses Saint-Barthélemy, Saint-Êloi de Noyon et Ivry. Ronsard, si dur pour l’architecte du roi Megiste, oubliait que lui-même n’avait pas dédaigné les libéralités royales. S’il jalousait la truelle crossée de Philibert, ses propres amis, Joachim du Bellay en tête, lui enviaient dès 1558 son archet doré et sa lyre crossée :
Aussi chacun n’a pas mérité que d’un roy La libéralité lui face, comme à toy,
Ou son archet doré, ou sa lyre crossée 2.
1. Ronsard, op. cit., VI, p. 166. Ce passage nous a été fort obligeamment signalé par M. Paul Laumonier.