‹ Philibert de l'OrmeChapitre 48 sur 93 · Id., fol · texte numérisé non relu

Id., fol

LES MAITRES DE L’ART

séder quelque teinture de médecine, de droit, voire même de musique, pour ménager l'acoustique des voûtes. Quant à la rhétorique ou art de l'éloquence, il peut s'en dispenser : « Plusieurs ne savent parler beaucoup, mais ils sont fort studieux et curieux de leur estât et trop plus à louer que ceux qui sont grands parleurs et font longs discours avecques ostentations de beaux protraicts et bien peincturez, mais leurs œuvres ne sont en rien semblables l. » Que l'architecte sache « la protraicture pour faire voir et donner à entendre à un chacun par figures et dessins les œuvres qu'il aura à faire », qu'il étudie la perspective « tant pour faire ses protraicts que pour savoir donner la clarté aux édifices. » Mais qu’il se garde de tout modèle fardé « enrichy de peinture ou doré d'or moulu ou illustré de couleurs, ainsi que font ordinairement ceux qui veulent tromper les hommes 2. »

Dans ce programme un peu vague, comme les éducations idéales du seizième siècle, de l'Orme ne manque pas de faire place à l’astrologie, sans d’ailleurs en démontrer clairement l'utilité, mais l’influence de Mizauld, grand astrologue et disciple d’Oronce Finé, ne dut pas être étrangère à cette bizarre comparaison du monde, composé de sept planètes, comme l'architecture de sept par-

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