‹ Philibert de l'OrmeChapitre 63 sur 93 · Du Cerceau, loc. cit · texte numérisé non relu

Du Cerceau, loc. cit

LES MAITRES DE L’ART

ment le [pavillon du] millieu, qui a douze toyses de long et dix de large. » L’avis prévalut. Seuls, deux des pavillons d’angle reçurent leur couverture de pierres de taille; celui du milieu, les deux autres pavillons d’angle; le pavillon de l’escalier et celui de la chapelle furent pourvus de hautes charpentes en forme de carène avec un promenoir sur la crête « d’où l’on pouvoit voir courir le cerf et entendre l’abboy des chiens (1556) l. »

Le roi, nous assure de l’Orme, prit si grand plaisir à l’invention qu’il fit mettre les deux premiers pavillons à l’unisson; mais le remède, s’il est vrai que les murailles « étaient corrompues en aucun lieux2 », fut pire que le mal. Au temps de du Cerceau, la couverture, « par le moyen de la terrace », s’était « affoncée » de telle sorte que sa solidité en était compromise et que le château tout entier menaçait ruine, « attendu qu’il n’est habité ny entretenu ». Il n’en reste aujourd’hui que le souvenir.

Pareil sort était réservé à une autre entreprise de l’abbé d’Ivry : la chapelle du parc, à Villers-

1. Nouvelles inventions. C’est pour ces premiers travaux que de l’Orme reçut son office de maître des comptes le 9 mars 1557. Pour les travaux complémentaires, il dut se contenter d’une promesse : « Le feu roy et la royne mère ... me commandarent de faire couvrir encore deux pavillyonsen telle façon... qu’ilz me donneroyent ung office d’auditeur des comptes, ce que j’ay faict, et n’ay point eu l’office, et paye la rente tous les ans des denyers que j’ay empruncté pour ce faire. » Instruction, p. 56.

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